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Villes et Villages des Pyrénées Orientales

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> ROI JAUME II DE MALLORCA - Le Guide 66 - Pyrénées Orientales

La mention de Pug Lauro au Xe siècle, proviendrait de "Lauritius", propriétaire Gallo-romain, lui même issu du latin "laurus" qui donne llaurer (laurier) en Langue catalane.


C'est à partir du XIIe siècle qu' apparaît une famille Llauro, alors que la seigneurie appartenait au Vicomte Guillem IV de Castellnou.


Le dernier seigneur du lieu fut Berenguer Bernat de Céret, et selon son testament, les habitants rachetèrent ce titre; Ils l'offrirent alors ( 24 août 1273 ) à notre Roi Jaume II de Mallorca et Llauro demeura Ville Royale jusqu'à la Révolution Française.


La petite église Sant Marti est un édifice Roman, des XIe et XIIe siècles.



NIDOLERES


Mentionnée Nidolarias dans des documents en Latin du IXe siècle, on voit cité en Catalan en 1357, un "Castell de Nidoleres" ainsi qu'une chapelle dédiée à Sant Estève (Saint Etienne).

La première mention du lieu "Millares" remonte à l'an 898.


La Seigneurie de Millars eut une histoire très fournie, de laquelle on peut détacher quelques figures et événements majeurs.


Au début du XIIIe siècle, cette seigneurie était partagée entre divers seigneurs, dont Artau de Castellnou, fils du Vicomte Guillem Udalgar III de Castellnou.


A L'église romane Santa Eulalia, de très belle facture, s'adosse à une imposante tour-clocher.


L'Ermitage de Forca Real (fortification royale) au sommet du Puig de Montner date du XVIIe siècle, sur les vestiges de l'ancien fort.


Il est appuyé sur une ancienne tour à signaux si caractéristiques de cette partie de catalogne.


Au milieu du XIIIe siècle, Ponç IV de Vernet, Seigneur de Talteull qui était menacé par l'inquisition, échangea la moitié du château qui lui appartenait à Ponç Hug IV d'Empuries, contre la ville et le territoire de Cadaqués; ce dernier les revendit plus tard au Roi Jaume II de Mallorca, en 1271.


Le Roi Jaume III de Mallorca en fit donation au premier Vicomte d'Evol, Bernat de So (Usson dans la haute vallée de lAude), son fils fut conseiller du Roi Pere III de Catalogne-Aragon et poète remarquable.


Après qu'elle soit revenue à la couronne, le Roi Joan I concéda cette seigneurie à son conseiller Ramon de Perellos, lui aussi auteur de poésies dont en particulier le fameux "voyage au purgatoire de saint Patrick".


Après maints épisodes, la Seigneurie de Millars fut confisquée par Louis XI lors de l'occupation française de 1472, puis réintégrée à la couronne catalane d'origine.


Millars, devenue Marquisat en 1719 échut à Maria-Angela Delpas de Santmarçal, Marquise de Blanes, qui eut une liaison avec le Maréchal de Mailly.


Cette dernière alla se réfugier à Barcelona lors de la Révolution Française.


Le vieux village présente encore des vestiges importants de son ancien château, ainsi qu'une porte fortifiée de son enceinte récemment restaurée.

Au même titre que la localité voisine de Porta, Porté est d'origine latine, et provient de Portus, qui signifie passage étroit et s'applique à des ports ou des cols.


Le nom de cette localité diffère de Porta, en se sens que le passage Auroman Portea, qui lui donne l'orthographe actuelle, aurait signifié "petite porte".


La "Torre cerdana" "tour cerdane", possession de la couronne catalane (ainsi que toute la vallée d'Isavals ou de Querol), était inféodée à la Maison d'Enveig.


Au début du XIVe siècle, le Roi Jaume II de Mallorca la récupéra à Ramon Xatmar d'Enveitg, afin d'en augmenter les fortifications.


A cette époque, ce château portait le nom de "Casteil Pimorent".


Le nom "Pimorent" est la graphie exacte du col appelé Puymorens en français, et sa signification est "montagne brune".

La localité doit sa fondation au Roi Alfons Ier de Catalogne-Aragon, qui décida d'édifier en ce lieu une forteresse, en 1190.


Deux ans plus tard, lorsque le château fut achevé, il y établit une concession de privilèges afin d'y attirer la population avoisinante.


Cette charte fut renouvelée au XIIIe siècle par le Roi Jaume Ier de Catalogne-Aragon (jacques Ier le conquérant), et au début du XIVe siècle, par son fils cadet, le Roi Jaume II de Mallorca.


Le nom original du château était "Mont Real" (mont royal) et le site portait le nom de Puig Balados.


En catalan, "Puig" signifie mont, ou sommet arrondi, tandis que "balados" et ses dérivés qui est un toponyme très répandu dans les pays catalans, provient du pré-latin "Balad" qui signifie "genêt".


Le premier Seigneur de Puigvalador fut Ponç de Lillet, en 1192, suivie de la très puissante maison vicomtale d'Evol, qui possédait en autre le Donnezanet le Pays de Sault.


Le village de Riutort, qui à livré les plus anciens vestiges préhistoriques du Capcir, était inféodé au XIe siècle, à Berenguer d'En, et à Esclarmundia de Conat, et son mari Ramon d'Urtx.

Le nom de Sansà, ainsi mentionné depuis le XIVe siècle, était Santiano au XIe siècle.


Le lieu appartenait au prieuré de Santa Maria de Cornellà, et notre Roi Jaume II de Mallorca lui en conféra aussi la seigneurie.


Incendiée par les Huguenots Languedociens, la localité fut repeuplée en 1562, par une dizaine d'habitants qui provenaient de Matamala, et d'Eina.


Après cet épisode, l'ancien village qui se situait autour de l'Église Sant Joan, fut abandonné, et rebâti à son emplacement actuel, l'église édifiée récemment, abrite le mobilier de la paroisse primitive.

Le nom de Sautó, inchangé depuis le IXe siècle, provient du nom d'un domaine latin; Saltone.


Le hameau de Fetges qui lui est rattaché doit son nom à l'aménagement en terrasses (Feíxes) de son relief.


Le territoire morcelé fût l'objet de nombreuses transactions, par contre la seigneurie du lieu dépendait depuis le XIe siècle, d'une famille du même nom, vassale des Comtes de Cerdanya.


En 1258, Bernat de Sautó, accusé d'hérésie cathare par l'inquisition, fut détenu conjointement avec Bernat de Llo, Seigneur de So (Usson), d'Èvol et du Donasà (donnezan).


Condamnés tous deux au bûcher, ils furent brûlés à Perpignan.


Les biens de Bernat de Llo retournèrent à la couronne, et le Roi Jaume II de Mallorca eut la délicatesse de les remettre à Guillem de So, fils de l'infortuné condamné.

Dès le Xe siècle le territoire de Torrelles était très morcelé, et les divers propriétaires en étaient Sant Miquel de Cuixà, Sant Génis de Fontanes, Sant Pere de Rodes, et Sant Pere de Camprodon.


Cette situation fît que Torrelles était aussi partagée en divers seigneuries, parmi lesquelles celle de Guitard Gausbert de Torrelles dont la descendance se perpétua jusqu'à la fin du XVIe siècle.


Ces divers co-seigneurs possédaient leurs propres châteaux et fortifications, ce qui donna à l'ensemble le nom de Torrelles.


En effet, ce nom servait à désigner un ensemble d'ouvrages fortifiés distincts.


A la fin du XIIe siècle, ces co-seigneurs décidèrent d'édifier une enceinte fortifiée commune (Força Comuna).


Parmi ces derniers se détachèrent les figures de Ramon de Castellrosselló, sa femme Saurimunda de Peralada, (couple immortalisé par la légende Guillem de Cabestany), mais aussi la puissante Maison des Urtx; le Comte Ponç IV d'Empúries; Ponç V de Vernet, Seigneur de Cadaqués, ainsi que le Roi Jaume II de Mallorca.


Hormis l'ancienne collégiale de Sant Julià, complètement transformée au début du siècle, il ne reste plus de trace significative de ces fortifications qui formaient jadis un ensemble monumental d'importance.


L'actuel ermitage de Nostra Senyora de Juhegues, dont le nom latin initial "Villa Judaicas" désignait son possesseur, était un domaine sur lequel s'élevait la Chapelle Santa Maria.


Au moyen-âge, l'embouchure de la Têt se trouvait à Torrelles, et formait un petit port, ou les pirates pouvaient trouver un débarcadère privilégié.


Afin d'éviter cela, les Comtes du Roussillon firent déplacer le cours de la Têt à partir de Castell-Rosselló jusqu'à Canet, et laissèrent Torrelles s'ensabler.

En 959, un document fait état de Trassera, au sujet d'une vente de vins; cet acte nous rapproche de l'étymologie pré-latine trans (au-delà) et serra (colline allongée), qui s'est conservée intacte dans la Langue Catalane.


C'est la Couronne Catalano-Aragonaise qui disposait de cette seigneurie depuis Bernat de Trasserra (1172), et le Roi Jaume II de Mallorca transmît certains droits à Joan de So, Vicomte d'Évol.


Louis XI, lors de l'occupation française du Roussillon, confisqua cette baronnie appartenant alors à Guerau de Queralt, au profit de son procureur Pierre Granier.


En 1515, elle fut acquise par Francesc Reixac, puis transmise à diverses descendances.


L'Église Sant Sadurni rallongée au XVIIIe siècle, conserve son abside Romane du XIIe.

Un document du Xe siècle concernant une donation de biens en faveur du Monastère d'Arles sur Tech, fait mention de Vivers, dont le nom en reste inchangé jusqu'à nos jours.


D'autres documents plus tardifs concernent l'acte de suzeraineté des Chevaliers de Vivers envers le Roi Jaume II de Mallorca, puis envers son successeur, le Roi Sanç de Mallorca.


Au XVIIe siècle, c'est la famille Ferrer de Viladomar qui détient la Seigneurie de Vives.


Puis les de Pagés jusqu'en 1743, suivis du Gouverneur de Thuir, Joan Francese de Coll, vers 1773.

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