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Villes et Villages des Pyrénées Orientales

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> VICOMTE DE CASTELLNOU - Le Guide 66 - Pyrénées Orientales

En latin: furca, en roman: forc, en catalan: forca (au singulier) et forques (au pluriel), tous ces vocables signifient fourche ou embranchement.


C'est en 844 que Berà, Comte de Berà, de Conflent, et de Rasès, hérite des lieux de Forques par succession familiale.


Le monastère d'Arles de tech en obtiendra la Seigneurie à partir du XIIe siècle, par voie d'acquisitions et de donations, et qui restera toutefois inféodée aux Vicomtes de Castellnou.


Après la mort du dernier Vicomte de Castellnou, la Seigneurie de Forques se transmettra à diverses Maisons Nord-Catalanes, et les derniers co-Seigneurs à la veille de la Révolution française étaient: l'Evêque d' lna, et Josep d' Oms de Tord, Marquis d'Oms.


Le château et l'enceinte fortifiée furent élevés à la fin du XIIe siècle; les remparts sont quasi intacts, et seulement masqués par des constructions civiles attenantes.


L'église Sant Marti de Forques, bien que mentionnée à la fin du Xe siècle, doit dater du XIIIe siècle, et conserve un retable réalisé en 1688 par le sculpteur perpignanais Miquel Negre.

Le nom d'origine romaine "Maurelianum", apparaît sous la forme "Maurellar" en 1147, avec le premier seigneur du nom.


Cette famille disposa des droits sur Maurellas jusqu'au XIIIe siècle; sous le règne de Jaume III de Mallorca, et de son conflit avec son frère Pere III de catalunya-arago (Pierre III le cérémonieux), Arnau de Maurellas fut dépossédé de ses biens au profit de fidèles à la cause de Pere III.


Toutefois les hautes Seigneuries de Maurellas et de Bellaguardia furent un temps aux Rocaberti (Seigneurs de Peralalda), avant que Bellaguardia ne passe en 1382, à Berenguer d'Oms.


Maureillas et Sant Marti de Fenollar passèrent aussi à une branche des Oms vers le milieu du XVIIe siècle, ainsi qu'aux De Ros, par Joana veuve du Baron de Montclar, jusqu'en 1690.


Le ministre de Louis XVI, Alexandre de Montbarey, était un descendant de cette branche.


L'église pré-romane Sant Marti de Fenollar conserve ses typiques fresques du roman catalan.

Elles furent réalisées en 1130 sur commande de Mahaut de Barcelona, épouse du Vicomte de Castellnou et sœur du Comte de Barcelona Ramon Berenguer IV, par lequel le royaume d'Aragon fut définitivement intégré à la Catalogne.


LES ILLES


Sous les rois Jaume II et Sanç de Mallorca, la seigneurie était inféodée au chevalier Ponç Avinyo (famille de l'Ampurdan), puis passa à la famille Darnius.


La maison d'Ardena en bénéficia par alliance, et Josep d'Ardenna prit parti pour Louis XIII dont il fut maréchal de camp, et se naturalisa français en 1664.


Après quoi la seigneurie de Les Illes passa aux Taverner-DArdena, comtes de Darnius, jusqu'à la Révolution Française.


RIUNOGUERS


Riunoguers dépendait au Xe siècle du monastère de Sant-Pere de Rodes, et ses seigneurs furent suzerains de la maison Vicomtale de Rocaberti.


A partir du XVIIe siècle, la seigneurie fut acquise par la famille Miro (famille de tisserands de les Cluses), qui la conserva jusqu'à la Révolution Française.


LES TRABUCAIRES


Très familiers à cette contrée, ces "bandits de grands chemins", rançonneurs de diligences, furent capturés en 1846.

Ils devaient leur nom désormais célèbre, à leur fusils catalans à canon évasé "les Trabucs", issus de la tradition des armes d'abordages des corsaires et dont les principales manufactures étaient à Ripoll.

Alors que le territoire de Montbolo appartenait à divers ayants droits, tels Ansemund de Cameles, et Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), le château et la seigneurie dépendaient de la Vicomté de Castellnou, sous la souveraineté des Comtes de Besalú.


Lorsque s'éteignit le dernier Vicomte de Castellnou, Jasper V, en 1321, (et avec lui la branche vicomtale) la Seigneurie de Montbolo demeura dans la Baronnie de Castelnou jusqu'à la fin de XIVe siècle, après quoi elle retourna au domaine royal (dans la couronne catalane).


Montbolo possède une très remarquable église romane dont les puissantes fortifications sont constituées de chemins de ronde percés d'archères qui couronnent la nef, elle même flanquée de deux absides quadrangulaires en forme de tours fortes.


En 1276, cette fortification fut assiégée par une coalition de seigneurs, menée par Arnau de Cortsavi et Guillem de Canet, en litige avec le Vicomte Guillem VI de Castellnou.


Seule l'intervention directe du futur Roi Pere II de Catalogne-Aragon (Pierre 2 le grand), à la tête de 300 hommes d'armes, put pacifier cette altercation.

La plus ancienne mention de "Prunet" figure dans un document de Charles le Chauve, en 869.


Prunet dépendait de la Vicomté de Castellnou depuis le XIe siècle, et lorsqu'en 1321 cette branche comtale s'éteignit avec Jasper V, Prunet resta associé à la Baronnie de Castellnou jusqu'à la Révolution Française.

A cette époque le dernier seigneur de Prunet I Bellpuig fut le Marquis de Llupia.


L'église pré-romane Sant Estève de Prunet est un très joli édifice bâti aux Xe et XIe siècles; elle appartenait au XIIe siècle, à l'Église Sant Joan de Ripoll (catalogne centrale).


L'ancien et imposant Château de Bellpuig était constitué d'une grande enceinte quadrangulaire flanquée de tours rondes; Il dominait depuis le XIIIe siècle, l'église de la Trinité.


Après Jaspert V, dernier Vicomte de Castellnou, ce fut à Arnau de Santmarçal de tenir ce lieu.


Parmi les possesseurs les plus importants, se détache en 1423 la Reine Margarida de Prades, veuve du Roi Marti de Catalogne-Aragon, par lequel s'éteignit la formidable dynastie comtale de Barcelona, ininterrompue depuis plus de six siècles!

Cette localité porte le nom du martyr chrétien originaire de Girona, et très populaire en Catalogne.

Ce nom traduit en Français est Saint FELIX , et nombres de localités en France, sont aussi dédiées à ce Saint.


Il semblerait que les deux villages se soient constitués à l'origine autour de l'église de Sant Feliu el Vell ( St FELIX LE Vieux), dont l'emplacement demeure inconnu.


Parmi les premiers propriétaires sur Sant Feliu se détache la figure de d'Aansemund, Seigneur de Cameles et fondateur de la Vicomté naissante de Castellnou, ses deux petits-fils furent Udalgar, Archiprêtre d'Elna, et Guillem, premier Vicomte de Castellnou.


En 1106, le Vicomte Hug de Tatzo (Taxo) légua à l'église d'Elna ses oliveraies sur Sant Feliu "À fin que l'oli que en sortis cremèsper sempre a l'església" (À fin que l'huile qui en provienne brûle pour toujours à l'église).


A la mort de Jaspert V dernier Vicomte de Castellnou en 1321, la seigneurie et les deux châteaux passèrent à son cousin Pere de Fenollet, Vicomte d'Illa, et restèrent à cette maison pendant près d'un siècle, jusqu'à la mort de Pere VIII en 1423.


C'est par son épouse, Constança De Proixida que la seigneurie se transmit aux Perellos.


L'église Romane Santa Maria, édifiée aux XIe et XIIe siècle fût fortifiée au XIVe.


Elle brille notamment par son tympan Roman de très belle facture.

Le lieu dit Teulís (écrit Teulicius en latin) était a cette époque un groupe de mas (terme Catalan pour designer une ferme).


Les premiers ayant-droits de Teulís n'étaient autres que les fondateurs de la très puissante Vicomte de Castellnou, à l'origine Seigneurs de Cameles.


Au début du XIe siècle, une transaction sur Teulís et Croanques entre l'Évêque d'Elne Berenguer de Gurb et Udalgar de Castellnou nous donnes des indications précises sur les activités économiques de cette localité:

Élevage d'ovins et de porcins (avec leurs produits dérivées), la vigne et le vin, ainsi que l'exploitation minière et la fabrication du fer.


Le territoire de Teulís demeura dépendance des Castellnou jusqu'à l'extinction de cette maison avec le Vicomte Jaspert V décédé sans descendance en 1321.


Du la fin du XVe siècle jusqu'à la Révolution Française ce fut la famille bourgeoise perpignanaise des Delpas de Santmarçal qui bénéficia de cette seigneurie, avec Maria Angela de Blanes, Marquise de Millas, Baronne de Teulís et Croanques. Cette dernière fut contrainte d'émigrer en 1793.

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