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> VICOMTES DE CASTELLNOU - Le Guide 66 - Pyrénées Orientales

En latin: furca, en roman: forc, en catalan: forca (au singulier) et forques (au pluriel), tous ces vocables signifient fourche ou embranchement.


C'est en 844 que Berà, Comte de Berà, de Conflent, et de Rasès, hérite des lieux de Forques par succession familiale.


Le monastère d'Arles de tech en obtiendra la Seigneurie à partir du XIIe siècle, par voie d'acquisitions et de donations, et qui restera toutefois inféodée aux Vicomtes de Castellnou.


Après la mort du dernier Vicomte de Castellnou, la Seigneurie de Forques se transmettra à diverses Maisons Nord-Catalanes, et les derniers co-Seigneurs à la veille de la Révolution française étaient: l'Evêque d' lna, et Josep d' Oms de Tord, Marquis d'Oms.


Le château et l'enceinte fortifiée furent élevés à la fin du XIIe siècle; les remparts sont quasi intacts, et seulement masqués par des constructions civiles attenantes.


L'église Sant Marti de Forques, bien que mentionnée à la fin du Xe siècle, doit dater du XIIIe siècle, et conserve un retable réalisé en 1688 par le sculpteur perpignanais Miquel Negre.

"Lupianus" est probablement le nom du propriétaire de la villa romaine sur laquelle s'est fondée le village de Llupià; elle apparaît dés l'an 953, dans le cartulaire de Sant Miquel de Cuixà.


Parmi les nombreux propriétaires et ayant droits sur le territoire de Llupià, se détache la figure de L'Abat Esclua, natif du lieu et premier abbé de Sant Marti del Canigo.


A la fin du XIe siècle apparaît Berenguer de Llupià, premier Seigneur d'une famille de haute lignée qui conservera cette Seigneurie, initialement détenue par les Vicomtes de Castellnou et par le Comte de Besalú.


La Baronnie de Llupià sera élevée en Marquisat au XVIIIe siècle.

Le nom est demeuré inchangé depuis le Xe siècle et la localité englobait l'ancien lieu-dit de Conangle et le Castell de Creu (château de croix).


Matamala fut léguée en 965 par le Comte Sunifred de Cerdanya, à Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), qui conserva ce bien jusqu'à la Révolution Française.


Cependant, les Comtes de Cerdanya gardèrent le "Castell de Creu" qui eut pour seigneurs, Pere de Domanova, au XIIe siècle, lui même vassal des Vicomtes de Castellnou; Bernat de So, au début du XIVe siècle; et Bereguen d'Oms, à la fin du XIVe siècle.


Le nom de Matamala (prononcé matemale), évoque bien sur le barrage construit en 1950, afin d'alimenter les centrales hydroélectriques de la vallée de l'Aude.


La localité fut autrefois réputée pour sa fameuse foret "de la Mata", dont les conifères étaient très recherchés pour leurs qualités en matière de charpente de marine.


La plupart des coques et mature de nos barques catalanes, mais aussi de nos anciens Chebecs (Xabecs) et autres vaisseaux de prestige, utilisaient les bois de cette foret.

On sait que dès la fin du Xe siècle, quelques biens étaient la propriété du monastère à Arles de Tech.


Au début du XIe siècle, le Comte Guillem Ier de Besalú et son épouse, la Comtesse Adelaida, en détenaient aussi.


Au XIIIe siècle, la Maison Serralonga-Cabrenys, vassaux des Vicomtes de Castellnou, détenait la Seigneurie de Reiners et au début du XIVe siècle, ce furent les Rocaberti qui en bénéficièrent par alliance, jusqu'au milieu du XVe siècle où cette seigneurie fut rachetée par une famille bourgeoise de Perpinyà qui la conserva jusqu'à la veille de la Révolution.

La première mention en latin "villare lotas" de l'an 899, pourrait se référer à un patronyme germanique, elle prit le nom de Sant Miquel vers le XIVe siècle.


Dès le Xe siècle le Seigneur Ansemund de Cameles, grand-père des premiers Vicomtes de Castellnou et de Fenollet, disposait de biens sur "lotas" qu'il avait hérité de ses parents Esteve et Anna.


Sant Miquel de Llotes était depuis les origines une dépendance de la ville d'Illa, alors que sa seigneurie était partagée depuis le XIe siècle, entre les comtes-rois de Barcelona et la maison d'Urtx.


C'est à la fin du XIVe siècle que ceux-ci l'intégrèrent à la Vicomté d'Illa et qu'elle suivit le même destin historique.


Les environs de Sant Miquel de Llotes sont riches de vestiges de culture mégalithique, en l'occurrence de dolmens et de pierre gravées.

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