Le nom d'origine germanique ou gallo-romaine, était au IXe siècle Ascarone, puis Ascaró à partir du XIe siècle.
C'est d'ailleurs cette dernière graphie, la plus authentique, qu'aurait dû retenir l'administration française.
La commune d'Escaró fut depuis très longtemps consacrée à l'exploitation minière, et l'extraction du spath fluor a supplanté depuis les années 60 celle du minerai de fer déjà active au début du 2ème millénaire.
En 1203 le monastère de Sant Pere de Camprodon vendît ses propriétés sur Escaró, ainsi que ses mines de fer, au monastère Lagrasse.
La seigneurie d'Escaró appartenait aux
L'actuelle église Sant Martí fut rebâtie en 1954, avec les pierres de l'église d'origine, détruite par l'exploitation minière.
La localité d'Aituà dont le nom exact était Uitesa, avant l'annexion de la Catalogne Nord par la France, possédait aussi des mines de fer exploitées dès le moyen-âge, et sans doute antérieurement si l'on se réfère à des vestiges Romains découverts dans certaines galeries.
Le comte Guiffré el Pelos (guiffré le velu), comte d'Urgell et de Cerdanya, fondateur de la nation catalane, et son frère Miro el Vell, comte de conflent et de capcir, participent en 873 à la consécration de l'église de Formiguera.
Après la mort du comte Miro, le territoire dépendait directement des
À partir du début du XVe siècle, les maisons d'Hortafa, de Tord et d'Oms, se transmirent cette seigneurie par alliance, jusqu'à Josep d'Oms I de Tord, qui émigra lors de la
La ville de Formiguera fut résidence d'été du roi Sanç de Mallorca qui y mourut en 1324 dans l'ancien château, dont les vestiges fort remaniés sont de nos jours occupés par la mairie.
Son corps redescendu à Perpinyà selon sa volonté, repose sous un gisant de marbre blanc, dans une chapelle latérale de la cathédrale Sant Joan.
L'église Santa Maria de Formiguera, possède un très beau mobilier parmi lequel un splendide christ roman du XIIe siècle, classé monument historique.
Le nom de Querol nous renvoie à la racine pré-indo-européenne "kar", qui signifie rocher et qui devient "quer" en roman.
Cette racine abonde dans le catalan ou on la retrouve dans une multitude de toponymes.
La vallée de Queroc était une voie de communication privilégiée entre le comté de Cerdanya, et la haute vallée de l'Ariège.
Pour cette raison les
Dans cette même optique, ils s'étaient aussi rendus maîtres des châteaux de Merenc (merens), d'Acs (ax), de Lordat et de Quier, au cours des Xe siècle et XIe siècles.
La "vall de Querol" était défendue par la "torre cerdana" (porté) et par le "castell de Querol" (porta).
La "torre" (tour) qui donna son nom à la localité, à disparu et devait s'élever au même emplacement que l'église, vers le XIIe siècle.
Iravals fut pendant très longtemps la seule paroisse de toute cette vallée, à tel point que la vallée entière portait ce nom jusqu'au XIIIe siècle.
Son église romane Sant Fruitos, du XIe siècle, possède un très beau mobilier des XIIIe siècle et XIVe siècles.
Le nom ancien Isavals est constitué de la racine pré-indo-européenne "is", très fréquente dans les Pyrénées Catalanes.
Oleta était à l'origine une dépendance d'Evol qui connut pourtant une rapide expansion.
Sa situation politique sur la"Via Confluentana", axe essentiel de communication, transforma ce hameau en un centre de commerce et de transit.
Ce développement très important à partir du XVIe siècle fît qu'Oleta absorba Èvol au début du XIXe siècle.
La "Bastida d'Oleta", qui émerge difficilement des déchets de spath-fluor, fut bâtie sous Joan de So, Vicomte d'Èvol afin de contrôler cette voie de communication entre Conflent et Cerdagne.
L'imposante forteresse médiévale d'Èvol, domine le village depuis le XIIIe siècle, cette monumentale enceinte flanquée de cinq tours rondes, bien que très ruinée, reste encore impressionnante et témoigne de l'importance de ce château vicomtal.
L'ancienne Seigneurie d'Èvol (en catalan, Ébol signifie Sureau) fut transmise par succession, des
C'est en 1163, que ces derniers attribuèrent la Seigneurie d'Évol à Bernat de Llo (Bernard d'Alion) qui devint seigneur de So (Usson).
Après un court épisode (1344-1352) au cours duquel le Roi Pere III de Catalogne-Aragon avait remis cette vicomté à son parent Berenguer d'Entenca, (cet illustre seigneur était l'un des capitaines de la "compagnie catalane d'orient" commandée par Roger de Flor; Berenguer d'Entenca dirigea en 1311 la conquête du Péloponnèse (duché d'Athènes et Néopatrie)) la lignée des So resta maîtresse de ces seigneuries jusqu'à Blanca de So, en 1428.
Elle passa par alliance aux Pinós, puis au Ducs d'Híxar, jusqu'à la
Pontellà et Nils dépendaient tous deux des
Ces territoires étaient morcelés en divers biens et droits et ont fait l'objet de nombreux échanges, ventes, et donations, au cours de l' histoire.
Cette Seigneurie fut acquise au début du XIIIe siècle, par le Vicomte Guillem Udalgar de Castellnou, et ne quitta cette puissante Lignée qu'à la mort du dernier Vicomte Jaspert V de Castellnou, en 1321.
Le dernier Seigneur de Pontellà fut Abdo Senén Francesc Pere de Ros, qui dût s'exiler en 1792.
S'il reste peu de chose du château seigneurial démantelé au XVIe siècle, l'enceinte du XIIe siècle présente encore des vestiges importants.
NILS
L' ancienne "Asilinos", sur les berges de la Cantarana, appartenait conjointement à l'Église d'Elna, et au monastère de Sant Pere de Rodes (Amporda), dés la fin du Xe siècle.
La Seigneurie, d'abord possession des Templiers du Masdeu, passa au Hospitaliers jusqu'à la Révolution Française.
L'origine des noms "Sahorra" ou "Saorra", ainsi mentionnés dès le Xe siècle, pourrait être le latin Saburra (issu de Sabulum = sable), ou bien le pré-latin Zaborra, qui signifie grève ou rivage.
Alors que le territoire et les droits correspondants étaient très partagés, la Seigneurie de Sahorra passa naturellement par succession, des
Guillem de So, père du premier Vicomte d'Évol, obtint du Roi Jaume Ier El Conqueridor (Jacques Ier le Conquerant), après quoi cette seigneurie passa à la Maison des Oms pendant trois siècles.
En 1682, elle fut confisquée par le Roi de France, car les Oms, ainsi que la majeure partie de la noblesse catalane, avaient de tous temps nourri une farouche opposition à la domination française.
Le Château de Toren (Toresin au début du Xe siècle) pourrait être d'origine wisigothique, et était aussi possession des Oms depuis la fin du XIVe siècle.
La "Torre de Goà" est l'une des nombreuses tours à signaux qui formaient le fameux réseau de vigilance nord-catalan.
Elle fut édifiée au cours du XIVe siècle sous le Royaume de Mallorca.
Sahorra était une localité tradition minière, et l'exploitation des mines de fer vers les hauts-fourneaux de Rià fut délaissée dans les années 60, au profit de l'exploitation intensive de Spath Fluor.
Le nom de "Santa Llocaia" n'apparaît que vers la fin du XIIe siècle, le nom gréco-romain Léocadia, est en roman locaia, et en catalan llocaia ou llocaya.
Antérieurement, la localité était désignée par "Dernacollecta", dont l'origine reste obscure, puis par "Coma de Seth" qui aurait signifié vallon fermé ou clôturé.
La Seigneurie de Santa Llocaia qui appartenait aux
Les hameaux de Lluc et de Palol (palau), leur territoire et leur église, furent donnés en 888 au Monastère de Ripoll, par le Comte Guiffré El Pelos (guiffré le velu), fondateur de la nation catalane.
Le nom de Sautó, inchangé depuis le IXe siècle, provient du nom d'un domaine latin; Saltone.
Le hameau de Fetges qui lui est rattaché doit son nom à l'aménagement en terrasses (Feíxes) de son relief.
Le territoire morcelé fût l'objet de nombreuses transactions, par contre la seigneurie du lieu dépendait depuis le XIe siècle, d'une famille du même nom, vassale des
En 1258, Bernat de Sautó, accusé d'hérésie cathare par l'inquisition, fut détenu conjointement avec Bernat de Llo, Seigneur de So (Usson), d'Èvol et du Donasà (donnezan).
Condamnés tous deux au bûcher, ils furent brûlés à Perpignan.
Les biens de Bernat de Llo retournèrent à la couronne, et le
Ce terme d'origine pré-indo-européenne, signifie "eau", il s'agit d'ailleurs de la même racine que le nom de la rivière "Reur" ou "Rahur", issue de cette même vallée; Ces noms sont demeurés inchangés depuis les origines.
La Seigneurie d'Ur dépendait des
Inféodée au début du XIIIe siècle au juge Berenguer de Soler, cette seigneurie passa par alliance à la Maison d'Enveig, jusqu'à la fin du XVe siècle, puis à la branche latérale des Codol jusqu'à la
L'église Sant Marti est un édifice du XIe siècle, qui fut surélevé et agrandi au cours du XVIIIe siècle; elle possède un intéressant mobilier du XIVe siècle, et conserve ses pentures en fer forgé, caractéristique de la tradition catalane.
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