Le site des bains d'Arles (El Banys) comporte des sources thermales qui ont été exploitées dès l'Antiquité.
Les Romains y construisirent des thermes, les "Aquae Calidae", dont subsistent une salle voûtée et une petite piscine.
Plus tard, au VIIIe siècle, une abbaye y est fondée par un certain Castellan, vraisemblablement au sein même des thermes antiques.
Cependant, les raids Normands au IXe siècle mènent les moines à déplacer leur monastère à Arles-sur-Tech, monastère qui subsiste toujours aujourd'hui.
Les Bains vont dépendre de l'abbé du monastère transféré en Arles jusqu'en 1237, date à laquelle le seigneur du Roussillon et du Vallespir, Nunyo-Sanche, en fait l'acquisition. Seule, l'église paroissiale Saint-Quentin demeure sous la juridiction de l'abbé d'Arles.
Vers 1670 un fort, qui subsiste encore aujourd'hui, est établi au-dessus du village afin de défendre la frontière espagnole.
La localité prend alors le nom de Fort-les-Bains.
Jusqu'à la
La reine Amélie qui séjournait en Arles, mit cette station à la mode, et en 1840 le nom devînt Amélie les Bains.
Le "Fort Amélie" fut bâti par Vauban, à l'emplacement d'une ancienne tour de l'époque de Nuno Sanc (fin du XIVe siècle).
Palalda, qui conserve des restes importants de son château médiéval, dépendait de la maison vicomtale de Castellnou; la seigneurie fut confiée aux Serrallonga vers le XIIIe siècle, et demeura dans cette lignée jusqu'à la Révolution Française.
Les spectaculaires gorges du Mondony verrouillent la vallée du même nom, qui était territoire de Montalbà.
Cette localité se développa autour de son ancien château " Castell de Mondony ", l'un des plus importants du Vallespir, propriété du comte Bernat Tallaferro de Besalú, au début du XIe siècle; vers le XIVe siècle, ce château fut peu à peu délaissé pour celui de Montalbà.
La première citation connue des Angles remonte à l'an 908 (Sanctus Salvador de Angulis).
On trouve ensuite en 965 alternativement les graphies Angulas et Angulos.
L'Abbaye de
Du noyau médiéval il ne reste que quelques vestiges du château, l'église Sant Salvador ayant été complètement reconstruite au siècle dernier.
Vallsera était un hameau avec son église romane, dont le nom proviendrait de Vall Ossera (vallée aux ours);
Au cours de récents travaux à urbanisation, quelques vestiges préhistoriques y ont été découverts.
Les Angles, partage avec Matemale (Matmala), une très belle forêt de conifère (bosc de la nata), dont les bois étaient particulièrement et prisés pour la construction navale catalane; Ainsi, la majeure partie de nos barques catalanes, mais aussi de navires plus anciens et de plus fort tonnage, utilisèrent-ils le "Pide la Mata" (pin de la Mata) pour la fabrication de leurs coques et de leurs espars.
Arles-sur-Tech est bâti sur un site préhistorique. Il reste de nos jours des traces de leur occupation comme le dolmen de la Caixa de Rotllan, érigé durant l'époque mégalithique vers -2500 ans.
Les premières personnes contemporaines furent les romains, qui y construisirent des villas dont les habitants pouvaient se baigner aux bains naturels, quelques kilomètres plus à l'Est (Amélie les bains). Il reste là aussi quelques vestiges des édifices construits à cette époque.
La première mention de la ville date de 778. Il s'agissait d'un document indiquant l'emplacement d'une nouvelle abbaye bénédictine créé par le moine Castellanus. Malheureusement ce document nous apprend qu'elle a été détruite.
En 820 une deuxième abbaye fut fondée, dédiée à Sainte-Marie, première fondation bénédictine en catalogne aux premiers temps de la Reconquête (778-780), celle là même qui est toujours visible aujourd'hui.
Le moine fondateur, Castellanus, fuyait les persécutions arabes et vint trouver ici un refuge dans les terres tout fraîchement libérées. Moins d'un siècle plus tard, à la recherche d'une meilleure sécurité après les invasions normandes, les moines transférèrent définitivement le monastère sur le site actuel, en 881 très probablement, sous la direction de l'Abbé Suniefred, frère du goth Wilfred "le Velu", fondateur de la famille comtale roussillonnaise.
Débute alors la véritable renaissance économique et démographique de la vallée tout entière, favorisée par l'implantation de cellules monastiques parties d'Arles et qui seront à l'origine des villages de la vallée.
En 1235 eu lieu une importante révolte de la population contre leur abbé au sujet des droits féodaux : Il était accusé d'abuser de son autorité. Suite à cette révolte la population a pu faire accepter une charte de libertés communales, rendant la vie des habitants un peu plus agréable. C'est également à cette époque que la ville fut fortifiée, s'équipant notamment de tours dont deux seulement sont toujours en place.
Durant le XIIIe siècle le cloître fut construit. Il est gothique, sans aucune sculpture ni fioriture, en marbre blanc sauf les fines colonnes jumelles qui sont en pierres de Gérone. Ce cloître fut construit par l'Abbé Raymond Desbach.
En 1515 l'administrateur perpétuel de l'abbaye était Honoré d'Oms. Et en 1564, il s'agissait de Michel d'Oms. Tout se passe sans histoire jusqu'à la Révolte des Angelets, entre 1667 et 1671.
Le 8 octobre 1712 l'abbaye concède aux consuls des Bains d'Arles "les eaux chaudes, bassins et bâtiments servant aux bains, à charge d'une censive de onze francs payable chaque année à la fête de noël, à charge aussi de laisser les religieux et leurs domestiques se baigner gratuitement, de faire les réparations nécessaires... et d'y tenir une prison à la disposition de l'abbé."
Au XVIIIe siècle la vie monacale s'éteint peu à peu à Arles.
Le 24 mars 1770 l'évêque d'Elne qui avait le titre d'abbé d'Arles démissionne de cette charge. Un abbé commendataire est nommé, il procèdera à la liquidation.
À la
Mais la pression des arlésiens a fait que l'église abbatiale s'est transformée en église paroissiale. L'église s'est dotée d'un grand orgue, toujours sur place, au XVIIIe siècle.
Enfin, signalant que tous les 30 juillet a lieu la fête patronale, avec pour point d'orgue la procession de la Rodella (roue dans laquelle est entouré un long fil de cire). Cette tradition fut créé au XVe siècle et elle est toujours en vigueur aujourd'hui.
La première mention de Caudiès de Conflent dans un document, date de 1130 où étaient indiqués les possessions comtales.
Caudiès était une possession du Comte de Cerdagne, puis du comte de Barcelone peu avant 1130. Une forteresse a alors été bâtie par les comtes désireux de garantir la souveraineté de leurs territoires vis à vis de leur lointain roi franc. Cette forteresse apparaît en 1217, mais il est possible qu'elle soit d'origine antérieure. En 1381 la seigneurie appartenait à un certain Morer de Serrat. Cette même année, le 18 septembre, l'infant d'Aragon Jean donna la haute justice à Bérenger d'Oms.
Durant le XVIe siècle les Garrotxes, nom donné à la partie Nord du Haut-Conflent, furent ravagées par les protestants français fuyant les exactions prodigués à leurs encontre. Le fameux massacre de la St Barthémémy en fut l'apogée. Le château de Caudiès fut détruit durant cette période, et tout le village fut abandonné.
Passé à la famille de Llupia, la seigneurie de Caudiès fut apporté à François de Grimau son mari à la fin du XVIe siècle. Il semble que le village fut abandonné pendant un certain temps, avant d'être repeuplé grâce à huit habitants d'Ayguatébia qui acceptèrent de s'installer à Caudiès sur demande du seigneur de ce temps, l'un des descendant de la famille de Grimau et de Llupia.
En 1674, le seigneur du lieu était Marie Anne de Grimau et de Llupia, comtesse de Toralba et vicomtesse de Las Torras. Le 29 août 1681 on a un document indiquant qu'un certain Antoine Ros prétend détenir à Caudiès un manse pour le compte de la seigneuresse. Antoine Ros était un descendant de l'un des huit habitants d'Ayguatébia.
Comme dans beaucoup de villages, Caudiès possédait un moulin banal. Ce dernier fut inféodé à toute la communauté en 1583, puis vendu en 1615 à ce même Antoine Ros par tous les autres habitants.
La seigneurie de Caudiès resta une possession de la famille de Grimau et de Llupia jusqu'à la
Les quelques manifestations thermales à peu de distance de la ville lui ont donné son nom; En effet les appellations romanes et catalanes "Calders" ou "Calderes" proviennent du latin "Caldarius" qui signifie chaudron ou étuve, et associées souvent à des sources thermales; les armes de Caudies figurent d'ailleurs un chaudron sang sur fond or.
L'orthographe Caudiers bien que conforme à la graphie catalane d'origine, respecte la forme occitane de la localité, devenue d'usage courant.
La première mention de "Caldarius" figure sur un document de l'an 1011, conférant des droits à l'Abbaye de
Après le
Caudiers, place frontière entre la France et la catalogne, se trouva dans une situation inconfortable qui lui valut d'être témoin et quelquefois victime de quelques conflits.
La grande Tour fortifiée construite par le vicomte Arnau de Fenollet, fin XIIe siècle, fut restaurée au milieu du XIVe siècle par le gouverneur du Languedoc, afin d'assurer un abri à la population pendant ces épisodes tragiques.
Le sanctuaire de la Val (Nostra Dona de la Vall) fut donné en 1011 au monastère du château de Fenollet, par le
Le château de Castellfisel, édifié au XIIe siècle par les vicomtes de Fenollet fut inféodé au XIIIe siècle à une famille occitane qui prit le nom du château.
Un domaine d'époque romaine est a l'origine du nom de la localité mentionné "Villa Clérani" ou "clarianum", à la fin du IXe siècle.
Cette localité fut acquise en 878 par
Le hameau de Villerach rattaché a la commune de Clara en 1822 s'était constitué au cours du XIIe siècle à l’abri du château de Sant Esteve de Rohers.
Ce château très primitif était déjà érigé en château comtal au IXe siècle sous le comte Salomo de Cerdanya; restent encore visible les soubassements perchés au sommet d'un rocher.
Originellement, la Clusa (du latin Clausurae = défilé ou porte) désignait l'ensemble des forts romains qui contrôlaient à cet endroit le passage de la voie Domitienne, le terme fut souvent utilisé au pluriel à causes des fortifications rive gauche et rive droite de la rivière de Rome, mais surtout lorsque l'habitat médiéval le distingua entre Clusa alta (haute), Clusa del Mig (du milieu) et clusa Baixa (bas).
En 1021, apparaît une famille seigneuriale avec Guillem de les Cluses, exécuteur testamentaire de
Berenguem d'Oms l'obtint vers 1380, et la transmit à sa descendance jusqu'à la fin du XVIIe siècle, après quoi Louis XIV la confia à Alexandre Del Viven (du vivier), dont les descendants en bénéficièrent jusqu'à la
Le mal nommé "Château des Maures" est un exemple exceptionnel de fortification romaine de montagne, et daterai du IVe siècle.
L'église pré-romane Sant Nazari, contigüe aux restes du château médiéval, est un édifice fort intéressant des Xe siècle au XIVe siècle, constitué de trois nefs et arcs outrepassés, elle conserve encore quelques fresques de même facture que celles de Sant Marti de Fenollar.
Ce nom de Custoja, inchangé depuis le Xe siècle, provient du latin Custodia, qui signifie Garder, ou du Pré-Latin Kusto-Egia, qui signifie lieu de surveillance.
Cette appellation était justifié par la situation du lieu, à cheval entre la vallée du Tech et celle de la Muga, ce passage facile de l'une à l'autre fit de Custoja un point de contrebande privilégié de part et d'autre de la frontière administrative de 1659.
Possession dés l'an 936, de la Comtesse AVA DE CERDABYA, puis de son fils OLIBA, qui en offrit la seigneurie au monastère Santa Maria d'Arles. Ce monastère la conserva jusqu'à la
L'église Santa Maria de Custoja consacrée en 1142 par l'évêque d'Elna-Udalgar de Castellnou, est un splendide édifice de granit brun auquel s'adosse un imposant clocher-tour dont les fenêtres géminées et les frises sont délicatement ciselés; toutes les parties hautes de la nef sont décorées de frises, et le porche d'entrée est sous-tendu d'archivoltes.
Les pentures qui datent des mêmes époques rappellent la haute tradition des fers forgés de Catalogne.
L'origine pré-latine du nom, très proche du basque Egatz, se référait à la nature du sol constitué de pâturages en pente.
Alors qu'initialement, la localité et son territoire étaient très morcelés entre divers propriétaires et ayant-droits, a partir du XIIe siècle, Sant Marti del Canigo en devint principale propriétaire, et ce, jusqu'à la
La tour carrée bâti sur son socle de granit pourrait être ce qui reste de l'ancien "castell d'eguet", d'époque comtale.
Ce toponyme noté "Evegi" au IXe siècle, évolua à sa forme catalane Enveig, dès le Xe siècle ou XIe siècle.
Son origine pré-indo-européenne, s'est parfaitement maintenue dans le catalan.
Ce nom, du même groupe que Molig (Conflent) à été francisé par l'introduction du "t", car la prononciation catalane du "ig" final n'existe dans aucune autre langue.
Le premier seigneur originaire de cette localité, fut Guillem d'Enveig, au début du XIe siècle, vassal des comtes de Cerdanya. Cette lignée se perpétua jusqu'à la fin du XVIe siècle.
A partir du XVIIe siècle, la seigneurie d'Enveig appartint à la famille "Pastors", qui la conserva jusqu'à la
L'important château d'Enveig, qui appartient toujours à leurs descendants, est surnommé "casal dels Pastors".
L'église Sant Sadurni à la particularité d'abriter des retables baroques d'une exceptionnelle qualité.
Le nom d'origine germanique ou gallo-romaine, était au IXe siècle Ascarone, puis Ascaró à partir du XIe siècle.
C'est d'ailleurs cette dernière graphie, la plus authentique, qu'aurait dû retenir l'administration française.
La commune d'Escaró fut depuis très longtemps consacrée à l'exploitation minière, et l'extraction du spath fluor a supplanté depuis les années 60 celle du minerai de fer déjà active au début du 2ème millénaire.
En 1203 le monastère de Sant Pere de Camprodon vendît ses propriétés sur Escaró, ainsi que ses mines de fer, au monastère Lagrasse.
La seigneurie d'Escaró appartenait aux
L'actuelle église Sant Martí fut rebâtie en 1954, avec les pierres de l'église d'origine, détruite par l'exploitation minière.
La localité d'Aituà dont le nom exact était Uitesa, avant l'annexion de la Catalogne Nord par la France, possédait aussi des mines de fer exploitées dès le moyen-âge, et sans doute antérieurement si l'on se réfère à des vestiges Romains découverts dans certaines galeries.
Le nom d'Estavar (noté stavar au IXe siècle), ainsi que la majeure partie des lieux-dits ou localités de la haute Cerdagne, est d'origine pré-latine: "esta" qui signifie s'établir, est associé à un suffixe pré-indo-européen "var" ou "bar", qui signifie au-dessous.
Le sens de ce nom serait donc la "ferme ou demeure d'en bas", et son contraire "ferme d'en haut" serait désigné par Estahuja.
De même, le hameau de Bajanda, est à rapprocher de Bages (roussillon) dont la racine pré-indo-européenne signifie marécage.
Le territoire d'Estavar fut légué en 1094 par le comte Guillem Ramon de Cerdanya, à
Le Roi Pere Ier de Catalogne-Aragon l'attribua à son vassal, le comte de Foix, en 1209, après quoi son fils le roi Jaume Ier (le conquérant) la restitua en 1236, à Bernat III de Llo et de So.
Cette seigneurie suivit dès lors la même destinée que la vicomté d'Evol à laquelle elle fut rattachée, et le duc d'Hixar en fut le dernier titulaire à la
La belle église romane d'Estavar possède de très intéressantes peintures murales, parfaitement représentatives de l'ornementation romane catalane, dont en particulier la fresque du "Pantocrator".
Les principales abbayes:
L'économie de cette localité, principalement dédiée à l'élevage, ainsi que la majeure partie du plateau cerdan, s'agrémentait de ressources minières, dues à la présence de filon de minerai de fer.
La petite église Sant Miquel abritai une des plus belle vierges (Mare de Deu) romane de toute la catalogne.
Cette statuette polychromée du XIIe siècle, à disparu récemment.
L'ancien nom "Fullols" perdura jusqu'au XVIe siècle, et avait la même origine que "Fulla", provenant du latin "Folia", qui signifie feuillage.
Le territoire de Fillols devint totale propriété de
L'église Sant Feliu, très bel exemple d'art roman roussillonnais, date du XIIe siècle.
Fillols au même titre que bon nombre de nos localités adossées aux flancs du Canigo, exploitait des mines de fer.
L'excellente qualité des gisements alliés à la technique multiséculaire des Fargues (forges catalanes), produisait un métal proche de l'acier (ferro bo) qui avait une excellente résistance à l'oxydation.
Ainsi un grand nombre d'édifices romans catalans peuvent s'enorgueillirent de disposer encore de leur fers forgés d'origine, dont certains ont quelques huit siècles d'existence.
Les mines de fer de Fillols furent exploitées jusqu'aux années 60, et alimentaient les hauts fourneaux de Rià.
La localité de Finestret était déjà très morcelée au cour des Xe et XIe siècles.
Les droits seigneuriaux furent aussi l'objet de successions partages, donations, depuis les Vicomtes de Conflent jusqu'aux Comtes de Foix, eux même Vassaux de la couronne Catalane.
Les droits dont disposait la maison d'URTX, allèrent aux Vicomtes d'Illa, puis à Ramon de Perellos cette dernière maison conserva ses droits sur Finestret jusqu'à la
Le nom qui signifie en catalan "Fontaine Pierreuse" ou "Source pétrifiante" apparaît au milieu du XIVe siècle, et concernait initialement un hameau qui dépendait de "Prats de Balaguer".
Ces localités appartenaient à la comtesse Ava de Cerdanya, qui les légua à Sant Miquel de Cuíxà.
Cette abbaye les conserva jusqu'à la
Le hameau de Sant Tomàs de Balaguer, qui possède un établissement thermal, était à l'origine une cellule monastique créée par Sant Andreu d'Eixalada, à proximité d'une forge catalane.
Les chroniqueurs du XIXe siècle rapportent que la population locale de Fontpedrosa le distinguait par sa haute stature et par sa persistance à porter l'habit traditionnel des "Miquelets": Les Miquelets étaient des troupes de fusiliers catalans, recrutées en temps de guerre (au même titre que les corsaires pour la mer), et qui se distinguaient par leur aptitude à la guérilla et par leur endurance exceptionnelle en terrain de montagnes.
Entre-autres particularités les "tambourins" ou les "Fifres" habituels aux bataillons français ou espagnols, étaient traditionnellement chez les miquelets des sonneurs de conques marines, comme chez les corsaires de la cote catalane.
L'importante résurgence qui jaillit à proximité du village, à donné le nom à la localité: le catalan Font Rabiosa, signifie fontaine (ou source) impétueuse.
L'histoire de Font-Rabiosa est depuis les origines, et jusqu'à la
Le hameau d'Esposolla était une dépendance de Fontrabiosa.
Le comte Guiffré el Pelos (guiffré le velu), comte d'Urgell et de Cerdanya, fondateur de la nation catalane, et son frère Miro el Vell, comte de conflent et de capcir, participent en 873 à la consécration de l'église de Formiguera.
Après la mort du comte Miro, le territoire dépendait directement des
À partir du début du XVe siècle, les maisons d'Hortafa, de Tord et d'Oms, se transmirent cette seigneurie par alliance, jusqu'à Josep d'Oms I de Tord, qui émigra lors de la
La ville de Formiguera fut résidence d'été du roi Sanç de Mallorca qui y mourut en 1324 dans l'ancien château, dont les vestiges fort remaniés sont de nos jours occupés par la mairie.
Son corps redescendu à Perpinyà selon sa volonté, repose sous un gisant de marbre blanc, dans une chapelle latérale de la cathédrale Sant Joan.
L'église Santa Maria de Formiguera, possède un très beau mobilier parmi lequel un splendide christ roman du XIIe siècle, classé monument historique.
Le petit village de Fossa était composé de trois lieux-dits, dont "Fossa", Perles", et "Cabanes".
Perles provient du Roman "Pedrolas" ,lui même du latin Petra (pierres) Eolas (terres).
Cet ensemble dépendait a la veille de la
Le petit étang au bord duquel s'était développé le village primitif, avait donné le nom de "La Llaguna", qui signifie "Lagune".
Ce nom partiellement francisé en llagonne à perdu toute signification autant en catalan, qu'en français.
La Llaguna fut légué par le comte Sunifred de Cerdanya, à
Il semblerait que le village initial se situait au lieu dit "l'Iglésia vella".
Il fut déplacé vers le XIIe siècle pour des impératifs de défense, et fut alors fortifié.
La tour ronde qui domine la localité, vestige du château médiéval, côtoie l'église Sant Vicens, qui abrite un très beau mobilier roman.
La mention de Pug Lauro au Xe siècle, proviendrait de "Lauritius", propriétaire Gallo-romain, lui même issu du latin "laurus" qui donne llaurer (laurier) en Langue catalane.
C'est à partir du XIIe siècle qu' apparaît une famille Llauro, alors que la seigneurie appartenait au Vicomte Guillem IV de Castellnou.
Le dernier seigneur du lieu fut Berenguer Bernat de Céret, et selon son testament, les habitants rachetèrent ce titre; Ils l'offrirent alors ( 24 août 1273 ) à notre
La petite église Sant Marti est un édifice Roman, des XIe et XIIe siècles.
NIDOLERES
Mentionnée Nidolarias dans des documents en Latin du IXe siècle, on voit cité en Catalan en 1357, un "Castell de Nidoleres" ainsi qu'une chapelle dédiée à Sant Estève (Saint Etienne).
Alors que l'église de Marquixanes devient possession de Sant Marti de Canigo en 1025, par l'Abbé Esclua, la ville le fût en 1035, par donation du comte Guiffré de Cerdanya.
Plus tard encore, son arrière-petit-fils, le Comte Guillem Jorda légua à la même abbaye en 1102, les droits qu'il détenait sur Marquixanes.
A partir de ce moment, Sant Marti de Canigo conserva cette seigneurie jusqu'à la
La localité de Marquixanes conserve des parties importantes de ses remparts de la fin du XIIe siècle, cette enceinte polygonale était percée de trois portes fortifiées donnant accès à la cité.
La municipalité est un regroupement de hameaux (veinats) et de fermes (masos) dont certains ont disparu depuis.
En Catalan l'article "los" (les, en Français) provient du latin "Illos" c'est un archaïsme car le Catalan contemporain utilise plus volontiers la forme "els".
Ce groupe d'habitant s'appelait "els Villars" jusqu'au XIVe siècle, et comprenait Avellanet, Lloncet, Llonat, qui dépendait de Sant Marti de Canigo jusqu'à la
L'église Sant Just i Sant Pastor de Llonat fut totalement reconstruite au XVIIe siècle; elle abrite de beaux retables baroques.
Le nom est demeuré inchangé depuis le Xe siècle et la localité englobait l'ancien lieu-dit de Conangle et le Castell de Creu (château de croix).
Matamala fut léguée en 965 par le Comte Sunifred de Cerdanya, à
Cependant, les
Le nom de Matamala (prononcé matemale), évoque bien sur le barrage construit en 1950, afin d'alimenter les centrales hydroélectriques de la vallée de l'Aude.
La localité fut autrefois réputée pour sa fameuse foret "de la Mata", dont les conifères étaient très recherchés pour leurs qualités en matière de charpente de marine.
La plupart des coques et mature de nos barques catalanes, mais aussi de nos anciens Chebecs (Xabecs) et autres vaisseaux de prestige, utilisaient les bois de cette foret.
Le nom d'origine romaine "Maurelianum", apparaît sous la forme "Maurellar" en 1147, avec le premier seigneur du nom.
Cette famille disposa des droits sur Maurellas jusqu'au XIIIe siècle; sous le règne de Jaume III de Mallorca, et de son conflit avec son frère Pere III de catalunya-arago (Pierre III le cérémonieux), Arnau de Maurellas fut dépossédé de ses biens au profit de fidèles à la cause de Pere III.
Toutefois les hautes Seigneuries de Maurellas et de Bellaguardia furent un temps aux Rocaberti (Seigneurs de Peralalda), avant que Bellaguardia ne passe en 1382, à Berenguer d'Oms.
Maureillas et Sant Marti de Fenollar passèrent aussi à une branche des Oms vers le milieu du XVIIe siècle, ainsi qu'aux De Ros, par Joana veuve du Baron de Montclar, jusqu'en 1690.
Le ministre de Louis XVI, Alexandre de Montbarey, était un descendant de cette branche.
L'église pré-romane Sant Marti de Fenollar conserve ses typiques fresques du roman catalan.
Elles furent réalisées en 1130 sur commande de Mahaut de Barcelona, épouse du
LES ILLES
Sous les rois Jaume II et Sanç de Mallorca, la seigneurie était inféodée au chevalier Ponç Avinyo (famille de l'Ampurdan), puis passa à la famille Darnius.
La maison d'Ardena en bénéficia par alliance, et Josep d'Ardenna prit parti pour Louis XIII dont il fut maréchal de camp, et se naturalisa français en 1664.
Après quoi la seigneurie de Les Illes passa aux Taverner-DArdena, comtes de Darnius, jusqu'à la
RIUNOGUERS
Riunoguers dépendait au Xe siècle du monastère de Sant-Pere de Rodes, et ses seigneurs furent suzerains de la maison Vicomtale de Rocaberti.
A partir du XVIIe siècle, la seigneurie fut acquise par la famille Miro (famille de tisserands de les Cluses), qui la conserva jusqu'à la
LES TRABUCAIRES
Très familiers à cette contrée, ces "bandits de grands chemins", rançonneurs de diligences, furent capturés en 1846.
Ils devaient leur nom désormais célèbre, à leur fusils catalans à canon évasé "les Trabucs", issus de la tradition des armes d'abordages des corsaires et dont les principales manufactures étaient à Ripoll.
La première mention du lieu "Millares" remonte à l'an 898.
La Seigneurie de Millars eut une histoire très fournie, de laquelle on peut détacher quelques figures et événements majeurs.
Au début du XIIIe siècle, cette seigneurie était partagée entre divers seigneurs, dont Artau de Castellnou, fils du Vicomte Guillem Udalgar III de Castellnou.
A L'église romane Santa Eulalia, de très belle facture, s'adosse à une imposante tour-clocher.
L'Ermitage de Forca Real (fortification royale) au sommet du Puig de Montner date du XVIIe siècle, sur les vestiges de l'ancien fort.
Il est appuyé sur une ancienne tour à signaux si caractéristiques de cette partie de catalogne.
Au milieu du XIIIe siècle, Ponç IV de Vernet, Seigneur de Talteull qui était menacé par l'inquisition, échangea la moitié du château qui lui appartenait à Ponç Hug IV d'Empuries, contre la ville et le territoire de Cadaqués; ce dernier les revendit plus tard au
Le Roi Jaume III de Mallorca en fit donation au premier Vicomte d'Evol, Bernat de So (Usson dans la haute vallée de lAude), son fils fut conseiller du Roi Pere III de Catalogne-Aragon et poète remarquable.
Après qu'elle soit revenue à la couronne, le Roi Joan I concéda cette seigneurie à son conseiller Ramon de Perellos, lui aussi auteur de poésies dont en particulier le fameux "voyage au purgatoire de saint Patrick".
Après maints épisodes, la Seigneurie de Millars fut confisquée par Louis XI lors de l'occupation française de 1472, puis réintégrée à la couronne catalane d'origine.
Millars, devenue Marquisat en 1719 échut à Maria-Angela Delpas de Santmarçal, Marquise de Blanes, qui eut une liaison avec le Maréchal de Mailly.
Cette dernière alla se réfugier à Barcelona lors de la
Le vieux village présente encore des vestiges importants de son ancien château, ainsi qu'une porte fortifiée de son enceinte récemment restaurée.
Citée dès 883 en latin sous le nom de Montescaprio, la plus ancienne mention de Monte Eschot remonte au XIIe siècle.
Bien que la seigneurie appartienne à l’Évêché d'Elna depuis 1340, jusqu'à la
Sur le territoire de la commune, le Mas de Valric correspond à un ancien château qui bordait jadis un étang; la seigneurie appartenait à la famille Avalri, et fut inféodée au XIIIe siècle à la Maison d'Urtx.
Lors de l'invasion française de 1285, c'est Radamon d'Urtx qui défendit le château contre les troupes de Philippe III le hardi.
Bien plus tard, vers la fin du XVe siècle, il apparait que le Consul de Perpinyà Joan Blanca possédait de nombreux droits sur cette seigneurie; ils lui furent confisqués par Louis XI, pendant l'occupation du Roussillon.
En l'an 855, le Seigneur de Sant Cristau fonda une ville nouvelle sur les fondements d'un village antérieur; Cette "Vilanova" fut rapidement nommée "Vilanova dels Monts".
La famille Sant Cristau, demeurera longtemps dans son château d'origine (dont il reste quelques fondations), même après que Guillem Bernat de Sant Cristau eût fait bâtir le château couronnant le promontoire rocheux appelé en catalan Mont Esqiu et qui défendait Vilanova dels Monts.
C'est donc à partir du XIIe siècle, que la localité prit la même dénomination que son château, à savoir Montesquiu.
Quand la souche Sant Cristau s'éteignit en 1324, avec Arnau Guillem, la seigneurie fut vendue par la couronne catalane à la famille des Oms.
Ces derniers furent toujours très attachés à leur patrie, et à cause de cela Louis XIV leur confisqua leurs biens sur Montesquiu, au profit de Sylvestre de Bruelh, fils de son Maréchal de camp, ce dernier la conserva jusqu'à la
Le chroniqueur médiéval Bernat Desclot nous conte qu'en 1285, lors de l'invasion Française de la Catalogne par Philippe III le Hardi, la Châtelaine Allisen de Montesquiu défendit le château, alors que son mari combattait aux côtés de Pierre II le Grand, en Ampurdan.
Cette résistance farouche fit perdre beaucoup de monde dans les troupes françaises.
Jusqu'au XIVe siècle, le lieu s'appelait "Mollet"; la dénomination de Montferrer s'imposa après que s'y fut édifié une forteresse médiévale dont le nom évoquait la puissance.
Il semble que le Château de Montferrer ainsi que la seigneurie, dépendaient déjà du Comté de Besalú en l'an 1068, puis de la Vicomté de Castellnou jusqu'au XIVe siècle, cédée à Berenguer d'Oms à la même époque, puis achetée par un bourgeois perpignanais: Perpenya Blan, cette seigneurie passa à Joan de Banyuls, Seigneur de Nyer, jusqu'au début du XVe siècle.
Elle connut ensuite divers détenteurs jusqu'au XIVe siècle, où les Banyuls la récupérèrent (élevée en Marquisat sous Louis XIV jusqu'à la
L'église romane Santa Maria de Montferrer, des XIe et XIIe siècles, est un très bel édifice qui abrite les tombeaux de Dalman, Pere et Beatriu de Castellnou, du XIIIe siècle.
Son superbe clocher-tour aux fenêtres géminées et son portail sous-tendu par un ensemble de colonnes, chapiteaux et archivoltes de marbre, mérite d'être vu.
Il ne reste plus grand chose du puissant château qui fut complètement démantelé; les quelques pans de muraille à fleur de rocher témoignent toutefois de ce qu'il à put être.
On ne connaît pas la signification exacte de ce nom d'origine ibéro-basque, dont la terminaison "uja" très fréquente en Cerdagne, signifie "supérieur", alors que son contraire terminé en "bar" ou "var", signifie inférieur.
Ainsi Estaüja-Estavar, Barguja-Bar.
Il en résulte que Naüja serait le village "du dessus" d'un lieu nom encore identifié, qui se serait appelé Anavarr, village "d'en dessous".
La Seigneurie de Nahuja appartenait à la Maison d'Urtx, vassale des Vicomtes et des Comtes de Cerdanya.
A la fin du XIIe siècle, le Roi Alfons Ier de Catalogne-Aragon, donna à Galceran d'Urtx, la permission de fortifier Nahuja. La localité passa ensuite à la couronne et demeura domaine royal jusqu'à la
"Neviacum" nom d'une ancienne villa romaine, évolua en "Nifiagum" au Xe siècle, puis en "Néfiach" dès le XIIe siècle.
En cette dernière période, la seigneurie dépendait de Artall de Castellnou, père d'Udalgar de Castellnou.
Cette très puissante maison vicomtale conserva la Seigneurie de Néfiach jusqu'au début du XVe siècle, avant de la céder à Ramon de Perellos, ses descendants ne s'en séparèrent que 180 ans plus tard.
Après avoir été confisquée par Louis XI lors de l'occupation Française des comtés nord-catalans, elle bénéficia après sa réintégration à la couronne catalano-aragonaise, à Esteve de Blanes, Seigneur de Millars.
La Marquise Maria Angela de Blanes, dernier Seigneur de Néfiach, dut s'exiler lors de la
La très belle église baroque Santa Maria de Nefiach, fut édifiée dans la première moitié du XVIIIe siècle.
Les environs de Néfiach révèlent de nombreux monuments mégalithiques.
Oleta était à l'origine une dépendance d'Evol qui connut pourtant une rapide expansion.
Sa situation politique sur la"Via Confluentana", axe essentiel de communication, transforma ce hameau en un centre de commerce et de transit.
Ce développement très important à partir du XVIe siècle fît qu'Oleta absorba Èvol au début du XIXe siècle.
La "Bastida d'Oleta", qui émerge difficilement des déchets de spath-fluor, fut bâtie sous Joan de So, Vicomte d'Èvol afin de contrôler cette voie de communication entre Conflent et Cerdagne.
L'imposante forteresse médiévale d'Èvol, domine le village depuis le XIIIe siècle, cette monumentale enceinte flanquée de cinq tours rondes, bien que très ruinée, reste encore impressionnante et témoigne de l'importance de ce château vicomtal.
L'ancienne Seigneurie d'Èvol (en catalan, Ébol signifie Sureau) fut transmise par succession, des
C'est en 1163, que ces derniers attribuèrent la Seigneurie d'Évol à Bernat de Llo (Bernard d'Alion) qui devint seigneur de So (Usson).
Après un court épisode (1344-1352) au cours duquel le Roi Pere III de Catalogne-Aragon avait remis cette vicomté à son parent Berenguer d'Entenca, (cet illustre seigneur était l'un des capitaines de la "compagnie catalane d'orient" commandée par Roger de Flor; Berenguer d'Entenca dirigea en 1311 la conquête du Péloponnèse (duché d'Athènes et Néopatrie)) la lignée des So resta maîtresse de ces seigneuries jusqu'à Blanca de So, en 1428.
Elle passa par alliance aux Pinós, puis au Ducs d'Híxar, jusqu'à la
Le nom d'Orellà découle d'Orelianum, et provient d'un domaine romain à l'origine de la localité.
Au début du XIe siècle, la Comtesse Guisla de Cerdanya, légua le territoire au monastère de Sant Martí de Canigó, qui en conserva la seigneurie jusqu'à la
Parmi les hameaux rattachés à la commune d'Orellà, les lieux dits Farga Nova, Farga delMig, Molí de la Farga, et Ferreries, rappellent la tradition minière et métallurgique (forges catalanes) de cette haute vallée.
A proximité d'Ocenyes, le lieu-dit "Roca de l'Arca" se rapporte à un dolmen ruiné (le catalan Arca qui signifie coffre, désigne populairement ce genre de monuments mégalithiques).
Ortafanum est cité dès le IXe siècle, puis au XIe siècle, Hortafanum, Ortafanum, Ortafa. Après s'être appelé au XIVe Castell d'Orta et Ortafa, c'est à partir du XVIIe siècle, que la commune prend son nom actuel, Ortaffa.
Son origine, selon les recherches de Lluis Basseda sur la toponymie historique de la Catalogne nord, viendrait de Hortus, jardin. Hort ou Ort est l'un des termes employés en catalan, après la période romaine, pour désigner le fundus, la villa ou le domaine.
Ces armes données par les armoriaux, sont confirmées, quoique avec quelques variantes secondaires, par les sceaux de la famille aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Le nom d'Ortaffa est cité dans les documents anciens dès le Xe siècle.
Au XIe siècle, Ortafà appartient en partie à Udalgar de Castellnou, archiprêtre d'Elne.
A partir du XIIe siècle la famille d'Ortafà possède la seigneurie jusqu'au XVIIe siècle.
Quelques personnages de cette famille sont connus comme Guillem d'Ortafà, évêque d'Elne de 1202 à 1209 ou le trouvadour Ponç Ier Seigneur d'Ortafà.
En 1660, date de la mort de Ramon d'Ortafà, sa fille unique Maria, apporte en dot la seigneurie à la famille Vivier de Lansac par son mariage avec Alexandre du Vivier.
Cette famille possède la château jusqu'à la
La population est de 26 feux en 1725. Il y a 145 habitants après la Révolution française .
Elle passe de 335 habitants en 1851 à 592 en 1896. Ces chiffres se maintiennent jusqu'à la deuxième moitié du XXe siècle.
De 1990 à nos jours le village est passés de 809 à 1889 habitants.
L'évolution de la toponymie est intéressante, car elle permet de constater la transformation du latin, au catalan.
Ainsi la graphie latine "Palatium" évolua en "Palats", puis au roman "Pals", qui devint "Palau" en catalan.
Palau de Cerdanya, qui était seigneurie de Galceran de Pinos au XIIIe siècle, fut confisquée par Louis XI au profit de collaborateurs à l'occupation française de 1462.
C'est ainsi qu'un collaborateur notoire de Puigcerdá, Anton Mercader, bénéficia de diverses seigneuries confisquées, dont Palau, qui se transmit à sa famille, jusqu'à la fin du XVe siècle. Les manœuvres avisées de ce personnage lui permirent de conserver ses biens même après la réintégration des comtes à la couronne catalane.
Du XVIIe siècle jusqu'à la
L'Église Santa Maria de Palau, possède un très beau retable gothique de Jaume Serra, du XIVe siècle.
Un riche colon romain, Pecilius, fut vraisemblablement le fondateur de Pézilla et lui donna son premier nom : Villa Peciliani. Possession des Comtes de Barcelone, sous les carolingiens, Pesillà de la Ribera fut donné en 898 à l'Abbaye de Lagrasse, ce qui en fit, au moyen-âge, un village privilégié.
L'église paroissiale, dans la vieille ville date de la fin du XIXe siècle. Les vitraux du chœur retracent certains épisodes du miracle des Saintes-Hosties qui eut lieu pendant la
La plus ancienne mention de "Prunet" figure dans un document de Charles le Chauve, en 869.
Prunet dépendait de la Vicomté de Castellnou depuis le XIe siècle, et lorsqu'en 1321 cette branche comtale s'éteignit avec Jasper V, Prunet resta associé à la Baronnie de Castellnou jusqu'à la
A cette époque le dernier seigneur de Prunet I Bellpuig fut le Marquis de Llupia.
L'église pré-romane Sant Estève de Prunet est un très joli édifice bâti aux Xe et XIe siècles; elle appartenait au XIIe siècle, à l'Église Sant Joan de Ripoll (catalogne centrale).
L'ancien et imposant Château de Bellpuig était constitué d'une grande enceinte quadrangulaire flanquée de tours rondes; Il dominait depuis le XIIIe siècle, l'église de la Trinité.
Après Jaspert V, dernier
Parmi les possesseurs les plus importants, se détache en 1423 la Reine Margarida de Prades, veuve du Roi Marti de Catalogne-Aragon, par lequel s'éteignit la formidable dynastie comtale de Barcelona, ininterrompue depuis plus de six siècles!
La majeure partie du territoire, ainsi que la Seigneurie de Pí, furent légués par le Comte Sunifred de Cerdanya, au monastère de Sant Pere de Camprodon, à la fin du Xe siècle.
Ce monastère conserva ses droits et seigneurie sur Pí, jusqu'à la
La petite église Sant Pau dont la nef est sans doute d'origine pré-romane, fut consacrée en 1022 par l'Archevêque Guiffré de Narbonne, fils du Comte Guiffré de Cerdanya, et par son oncle l'Évêque Oliba d'Osona, tous deux accompagnés de l'Archiprêtre d'Elna, Udalgar de Castellnou.
Le lieu-dit "Les Fargues" témoigne de la présence d'anciennes Forges catalanes qui étaient, avec les pâturages, les principales sources économiques de la localité.
Rebollet, francisé en Rabouillet, est une formation catalane à partir de reboll = pousse d'arbres, très commune en catalogne-nord.
Le territoire de Rebollet, partagé entre Hug de Sornia et le Vicomte Udalgar de Fenollet, fut donné successivement par les deux personnages, aux Templiers catalans de la Commanderie du Masdeu qui disposèrent dès lors de la pleine propriété de Rebollet et de ses environs.
C'est au XIVe siècle, que ce territoire devenu baronnie, passa à la Maison des Perapertusa, jusqu'à la
C'est l'ancienne abbaye bénédictine de "Sant Andreu de Sureda", fondée par l'Abbé Miro qui est à l'origine de la localité.
Initialement elle se situait à proximité du "Castell d'Oltrera" au lieu dit "Sant Marti de la Vall", et fut déplacée ultérieurement sur le site actuel.
Sant Andreu de Sureda, ainsi que Sant Vicens de Tatzo étaient sous la protection du Comte Gaucelm de Rosselló dès l'an 823, puis de ses successeurs.
A la fin du XIIe siècle le Roi Alfons Ier de Catalogne-Aragon, successeur du Comte Girard II du Roussillon, confirma cette protection ainsi qu'à l'église fortifiée de Sant Climent de Reglella (Illa de Tet).
Sant Andreu fut ensuite remis à Santa Maria d'Arles (de tec) de la fin du XVIe siècle, jusqu'à la
En de nombreux points l'Église de Sant Andreu est proche de celle de "Sant Genis de Fontanes", hormis la nef rehaussée au XIIe siècle, et qui présente des proportions bien plus majestueuses. En revanche, les piliers de soutènement de la voûte sont très semblables à ceux de l'Abbaye de Sant Pere de Rodes (Ampordà).
Le splendide linteau de Sant Andreu de Sureda, marque une évolution par rapport à celui de Sant Genis, en ce qui concerne le graphisme des figures et le relief de la sculpture, bien plus approfondis.
C'est à partir du XIe siècle que l'ancienne Agusa (forme catalanisée du nom Romain Acutianum), prendra le nom de son abbaye dédiée à Sant Esteve.
En l'occurrence Esteve en Catalan et Etienne en Français, proviennent du Grec Stephanos, qui signifie couronne.
La localité s'appellera dés lors Sant Estève d'Agusa, puis Sant Estève del Monastir dès le début du XIIe siècle.
A partir du début du XIe siècle , le monastère était possession du Comte de Besalú Bernat Tallafero , puis passa au domaine Royal sous Jaume II de Mallorca, à la fin du XIIIe .
Après une très longue période au cours de laquelle la seigneurie se transmet à diverses familles, ce sont les maisons des Sant Marçal et du Marquis de Blanes qui en firent l'acquisition vers le milieu du XVIIIe siècle; Ils la conservèrent jusqu'à la
L'Église de Sant Estève (ancienne Sant Estève d'Agusa ) est un remarquable édifice roman de trois nefs, des XIe et XIIe siècles, et qui n'a subi que peu de modifications.
La conserverie désaffectée qui commercialisait ses produits sous la marque "Saint Mamet" s'était installée sur le site de l'ancienne église Sant Mamet, qui fut convertie en magasin.
Carrefour des Albères, à 8 kilomètres de la mer et des autoroutes menant vers l'Europe du Nord et du Sud, vitrine ouverte au regard de milliers d'usagers empruntant cette route entre la plate-forme du Boulou et le port de Port-Vendres, Saint-Génis-des-Fontaines est une Commune de près de 3000 habitants, en constante progression, au pied des Monts Albères.
Le Monastère de Sant Genís (en français: Géniest) fut édifié par le moine Sentimir, sur le lieu dit Fontanes, car les sources y abondaient.
Détruit par les normands au milieu du IXe siècle, il fut reconstruit sous le Comte Gausfred Ier d'Empuries, Peralada et Rosselló (Guifred).
Saint Génis des Fontaines (Sant Genís de Fontanes) fut ensuite vendu Bien National, à la
Sant Joan Pla de Corts était déjà l'objet de ventes, donations et arrangements entre divers ayants-droits, depuis l'an 976.
Lorsque apparaît en 1211 une famille de ce nom, l'un d'entre eux, Bereguer II de Pladecorts était un homme de guerre, qui passa sa vie à combattre pour le compte des anglais, et du Roi Jaume III de Mallorca.
Lors du différent entre Jaume III de Mallorca et son frère Pere III de catalunya-arago, le Château de pladecorts fut pris d'assaut par ce dernier, mais la seigneurie ne fut pas confisquée
Il en fut autrement, lors de l'occupation des comtés nord catalans par Louis XVI, au cours de laquelle la seigneurie fut confisquée au bourgeois perpignanais Joan Pages, conseiller du Roi Joan II de Catalogne, récupérée par cette même famille après réintégration du Roussillon à la catalogne, elle y demeura jusqu'à la
Sant Joan Pla de Corts possède dans ses extérieurs, l'intéressante église romane Sant Joan, de trois nefs édifiée au XIe siècle.
Le Village se situe au cœur du Haut Vallespir et au sein d'un environnement privilégié face au mythique massif du Canigou.
A seulement 1 heure de route de tous les grands centres d'intérêts du département mais aussi à quelques pas de l'Espagne (4 km), St Laurent est un lieu de séjour favorable à tous.
Son passé industriel lui a donné son aspect actuel et sa riche histoire ouvrière.
Nos ancêtres Pré-Ibères établis sur cette partie orientale des Pyrénées (jusqu'en Andorre) étaient les Ceretes, dans la graphie antique pré-indo-européenne kerretes, provient de Ker=Rocher, et signifie habitants des montagnes.
On trouve cette forme latinisée de Ceretans et ses variantes catalanes: Ceret, Cerdans, Cerdanya, Cerda, etc. ...
Cette racine ker, qui donne quer ou car en catalans, est présente dans une grande quantité de toponymes de toute la Catalogne.
Saint Laurent de Cerdans (Sant Llorenç de Cerdans), dépendance de Coustouges (Custoja), resta inscrite dans la seigneurie à Arles sur Tech jusqu'à la
Cette bourgade connut dès le moyen-age une intense activité minière et de production de fer, ainsi que l'exploitation du bois pour la production du charbon de bois nécessaire au fonctionnement des fameuses Fargues (forges catalanes).
Nos lieux-dits: Farga de Dalt, Farga del Mig et Farga d'avall, rappellent que les forges catalanes nécessitaient la proximité immédiate de cours d'eau pour faire fonctionner la trompa (Tuyère de soufflerie pour la réduction du massé), ainsi que le mall (énorme masse actionnée hydrauliquement, qui battait le métal chauffé à blanc, afin d'en extraire les scories.
Saint Laurent de Cerdans est un haut lieu des traditionnels tissages catalans, et de fabrication d'espadrilles (espardenyes) et vigatanes (chaussures traditionnelles catalanes).
Cette activité demeure encore, mais à du se réorienter vers des produits de décoration intérieure de luxe.
La Maison des Sant Marçal apparut au cours du XIIe siècle, et s'éteignit en 1360 avec Bertran de Sant Marçal.
Après cette date, la seigneurie passa par nombre de détenteurs jusqu'à-ce qu'un bourgeois de Perpignan Joan Delpas en fasse l'acquisition, au début du XVIe siècle.
Cette très importante famille la conserva jusqu'à la
Mentionnée sous le nom de Salellas dés le IXe siècle, puis Salelles à partir du XIIIe, la localité fut possession du chapitre d'Elne dès l'an 1139, et jusqu'à la
Ce toponyme désignait un groupe de maisons dépourvues de fortifications, et Salelles ainsi que Anglars (lieu-dit proche de saleilles, et aujourd'hui disparu) étaient initialement rattachés à tezà, puis ultérieurement à Cabestany.
"Villa Pallagianum" à l'origine, El Soler (qui signifie grande demeure en Roman) appartenait au Vicomte Orus de Rossello, l'un des premiers vicomtes de Roussillon; à partir du XIe siècle ce sont les Vicomtes de Tatzo (taxo) qui obtiendront cet honneur.
Il semblerait que les Seigneurs du Soler aient occupé dés le début du XIIe siècle, des titres importants à l'église d'Elna; ainsi Guillem Jorda del Soler, Archidiacre d'Elna, légat sa seigneurie son château et le territoire correspondant à l'église d'Elna, qui les conserva jusqu'à la
Les rares vestiges de ce qui fût un puissant château, surplombent l'actuelle voie rapide de
Soanyes, dont le nom provient du latin "Suevius", était mentionnée "Villa Sovanias" en 874.
Cette localité demeura dépendance de Sant Miquel de Cuíxa, du IXe siècle, jusqu'à la
La localité de Marians fut regroupée à Soanyes à la fin du XVIIIe siècle, ces deux localités étant jusqu'alors différenciées, bien que dépendant toutes deux de Sant Miquel de Cuíxa.
Le lieu-dit Sant Colgat, qui contenait d'importants gisements miniers, est une altération de Sant Cugat, Saint martyrisé à Barcelone et très populaire dans toute la catalogne.
Jusqu'au XIIe siècle, Sornia était partagé en de nombreuses propriétés qui furent regroupées successivement par les comtes Sunifred de Cerdanya, et Bernat Tallaferro de Besalú, en faveur de
A partir du XIIe siècle, les Vicomtes de Fenollet, vassaux des Comtes de Barcelona, Rois de Catalogne-Aragon, favorisèrent l'implantation d'une commanderie Templière à Sournia, en leur léguant de nombreux biens et droits.
Au cours de la première moitié du XVe siècle, la seigneurie appartenait à Pere Ramon de Montesquiu (Montesquieu des alberes), avec Bellestàr (belesta), Caladroer (caladroy), et Rasigueres.
Peu avant la
Les ruines de l'ancien château médiéval de Sournia, à l'extérieur de la localité, sont appelées le "Castellas".
Les environs de Sournia recèlent encore d'importants vestiges d'époques médiévale, tel les anciens Châteaux de Arça et de Corbós, ainsi que leurs petites chapelles romanes.
L'étymologie latine "Tilium" a donné en Catalogne, un grand nombre de lieux-dits "Tellets" ou dérivés.
Cette racine s'appliquait à des lieux ou abondaient les tilleuls.
En l'an 876,Anna fille du Comte Alaric d'Empuries, détenait la pleine propriété de Tellet.
Au milieu du XIe siècle, il apparaît que cette seigneurie était détenue par une famille de Tellet dont le dernier représentant fut jusqu'en 1211 Guillem Gaucelm de Tellet.
Le sculpteur Ramon de Bianya est l'auteur d'un très beau gisant à son effigie, qui se trouve de nos jours à l'entrée de l'église abbatiale d'Arles sur Tech.
En 1231, Arnau de Montescot obtint de ses frères Berenguer et Bernat d'Orle, leurs droits sur la Seigneurie de Tellet.
En 1299 son arrière petits fils s'étant distingué comme guerrier et diplomate en Sardaigne, reçut du Roi Pere III de Catalogne-Aragon, les Seigneurie d'Oms et de Tellet, qui se transmirent dans la lignée jusqu'à la
Le dernier Seigneur de Tellet fut Josep d'Oms, Marquis d'Oms, qui émigra en 1793.
Le terme catalan "Tarter" signifie amas de rochers, et utilise le même radical pré-latin "Tar", qui signifie lui même rocher.
On retrouve cette même formation dans Tarragonna, Tarrega (ville entre Barcelone et Lleida).
La double finale "gas-ona", d'origine ibère, signifie colline.
Le Comte Guiffré de Cerdanya, qui possédait la quasi totalité de la Seigneurie de Targasona, la donna au Monastère de Sant Martí de Canigó, avant de s'y retirer définitivement.
Ce monastère en resta dépositaire jusqu'à la
La très belle église romane Sant Sadurni, des XIIe et XIIIe siècles est un exemple de bel appareil de granit, dont l'abside fut malheureusement supprimée au XVIIIe siècle, pour agrandir la nef.
Le lieu dit Teulís (écrit Teulicius en latin) était a cette époque un groupe de mas (terme Catalan pour designer une ferme).
Les premiers ayant-droits de Teulís n'étaient autres que les fondateurs de la très puissante
Au début du XIe siècle, une transaction sur Teulís et Croanques entre l'Évêque d'Elne Berenguer de Gurb et Udalgar de Castellnou nous donnes des indications précises sur les activités économiques de cette localité:
Élevage d'ovins et de porcins (avec leurs produits dérivées), la vigne et le vin, ainsi que l'exploitation minière et la fabrication du fer.
Le territoire de Teulís demeura dépendance des Castellnou jusqu'à l'extinction de cette maison avec le Vicomte Jaspert V décédé sans descendance en 1321.
Du la fin du XVe siècle jusqu'à la
Les appellations Catalanes Talteull ou Taltehull sont issues de la racine pré- latine "Tal ou Tala" qui signifie cassure ou falaise,renforcée du suffixe latin "Tav" qui signifie creux ou fossé, et évolue en Catalan vers les formes Tevull ou Teull; ces formes sont très courantes dans un grand nombre de toponyme de toute la catalogne.
En effet le Château de Taltehull, au sommet d'un escarpement acéré, appartenait au Comte Bernat Tallaferro de Besalú, ainsi d'ailleurs que tout le Comté de Rasés.
Ce château fut inféodé aux XIIe et XIIIe siècles à la Maison des Vernet, dont Ponç IV de Vernet qui fut accusé d'hérésie à cause de sa participation à la bataille de Muret, au cote du Roi Pere 1er de Catalogne-Aragon.
Son fils Ponç V de Vernet menacé de conspiration à l'église, échangea ses biens avec Ponç IV d'Empuries qui lui donna Cadaquès.
La seigneurie alla plus tard au Chevalier Guillem de Taltehull jusqu'à la fin du XIIIe siècle. Le château eut ensuite une destinée mouvementée, passant de seigneur en seigneur, au grès des ventes des donations et des alliances, dont les Fenollet, les Perapertusa, les Oms, jusqu'à la
Le château fut démantelé par les Français après que la Catalogne Nord eut été annexée, mais présente encore des vestiges témoignent de l'importance de la place forte.
La "Torre d'el Far" édifiée sous les
C'est sur le territoire de Taltehull que l'on a découvert "l'Homme de Tautavel" ou "Homme de l'Arago", ce "Catalan" agé de 450 000 ans est le premier Européen connu a ce jour.
La municipalité de Toès, dont le nom provient de la racine pré-latine "Tov" regroupe en fait trois anciennes localités: Toès de Llar, Entrevalls et Mas d'Alberet.
Ces trois localités dépendaient de Cuixà depuis le IXe siècle, jusqu'à la fin de l'ancien régime.
La montagne de Toès et les forets de Carençà (du roman Quer ou Car qui signifie rocher), ainsi qu'une des plus grandes "Fargues" (forges catalanes) de la vallée, étaient possession directe de la couronne catalano-aragonaise; La "Farga" qui fut vendue à Tomàs de Banyuls, et resta propriété des Nyer jusqu'à la
C'est à Toès que s'ouvrent les splendides gorges (congost) de la "Carençà" ou "Querençà", dont le chemin creusé à flanc de falaise surplombe le lit du torrent de plus de 100 mètres de verticale.
A quelques heures de marche du Pic du Géant et du Pic de l'Enfer, qui frisent les 3 000 mètres d'altitude, les eaux du lac de carença étaient selon les croyances populaires, le domaine des Fées et des "Encantades".
Ce terme d'origine pré-indo-européenne, signifie "eau", il s'agit d'ailleurs de la même racine que le nom de la rivière "Reur" ou "Rahur", issue de cette même vallée; Ces noms sont demeurés inchangés depuis les origines.
La Seigneurie d'Ur dépendait des
Inféodée au début du XIIIe siècle au juge Berenguer de Soler, cette seigneurie passa par alliance à la Maison d'Enveig, jusqu'à la fin du XVe siècle, puis à la branche latérale des Codol jusqu'à la
L'église Sant Marti est un édifice du XIe siècle, qui fut surélevé et agrandi au cours du XVIIIe siècle; elle possède un intéressant mobilier du XIVe siècle, et conserve ses pentures en fer forgé, caractéristique de la tradition catalane.
Il est probable que le domaine romain "Villa d'Orbanus" soit à l'origine de cette localité, et en particulier de son nom, dont la graphie exacte devrait être "Orbanya".
Urbanya dépendait de la Seigneurie de Conat, depuis le XIIe siècle, jusqu'à la
A cette époque, son dernier seigneur était Pau d'Hortafa, qui émigra vers 1793.
Toutefois certains biens de ce territoire dont Marçac appartenaient aux Templiers Catalans du Masdeu et d'autres aux Hospitaliers de Bajoles.
C'est sans doute la présence d'importants bois d'Aulnes qui à donné le nom de Vernet, dès le IXe siècle; en effet, le catalan Vernet ou Verneda signifie "bois d'Aulnes".
Après avoir fondé l'Abbaye de
Alors que les activités économique étaient centrées sur la forge catalane, et un moulin drapier, la présence de sources thermales (Aîgues Caldes) fut exploitée très tôt (XIIe siècle) par
L'actuel Château de Vernet n'est en fait qu'une tour du XIIIe siècle, remaniée au XIXe siècle, et dont la chapelle est devenue l'église paroissiale de la localité.
Le château comtal d'origine se situait à Castell de Vernet (Castell) jusqu'au XIIe siècle.
Villa Mulaca est ainsi mentionnée en l'an 973, pour des possessions qu'y détient le monastère de Sant Genis de Fontanes.
Alors que Philippe le Bel instiguait pour la dissolution de l'Ordre du Temple en France, et l'extermination des Templiers afin de s'assurer leurs biens, les Templiers de Catalogne furent préservés par nos Rois, tant pour leurs personnes que pour leurs biens, à la seule condition qu'ils intègrent l'Ordre des Hospitaliers.
Les Templiers de la Commanderie du Masdeu avaient acquis nombre de biens sur Vilamulaca au cours des XIIe et XIIIe siècles, et en 1385, le nouveau Commandeur du Masdeu, de l'Ordre des Hospitaliers, possédait la majeure partie de ce territoire.
Les droits seigneuriaux avaient été concédés par la Couronne Catalano-Aragonaise à diverses Maisons au long de l'histoire, et peu avant la
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