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Villes et Villages des Pyrénées Orientales

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> COMTE DE BESALÚ - Le Guide 66 - Pyrénées Orientales

En latin "cassanea" signifie bois de chênes (du pré-latin casso=chêne).


L'évolution phonétique aboutit au catalan Cassanya (au singulier) et Cassanyes (au pluriel).


On dispose d'informations fragmentaires sur l'histoire de Cassanyes, et en particulier des titres de donations partielles, tel celui de l'an 889 du roi Eudes en faveur du monastère de Sant Policarp del Rases.


Une bulle royale de 954 en faveur de Sant Marti de Les (Saint Martin de Lys), et en 1011, une autre bulle en faveur de Sant Miquel de Cuixa.


Le Comte de Besalú Bernat Tallaferro détenait aussi en biens propres quelque parties du territoire de Cassanyes.


Cassanyes, ainsi donc que la totalité du Fenouilledes fut détaché de ses racines catalanes, par le Traité de Corbeil en 1258.


CUIXOS (Cuchous)

Cette maison forte des environs du XIIIe siècle au XIVe siècle s'édifia à proximité de la petite église pré-romane Sant Cebria, sans doute à partir d'un domaine d'époque Franque.

Les quelques manifestations thermales à peu de distance de la ville lui ont donné son nom; En effet les appellations romanes et catalanes "Calders" ou "Calderes" proviennent du latin "Caldarius" qui signifie chaudron ou étuve, et associées souvent à des sources thermales; les armes de Caudies figurent d'ailleurs un chaudron sang sur fond or.


L'orthographe Caudiers bien que conforme à la graphie catalane d'origine, respecte la forme occitane de la localité, devenue d'usage courant.


La première mention de "Caldarius" figure sur un document de l'an 1011, conférant des droits à l'Abbaye de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), et plus tard apparaît une famille "Calders" vassale des vicomtes de Fenollet; Cette famille s'apparentera d'une part avec ces même vicomtes, et avec la maison vicomtale de Castellnou.


Après le Traité de Corbeil (1258) par lequel la couronne catalano-aragonaise cédait cette partie de ses terres à la couronne française, Caudiers devint possession royale jusqu'à la Révolution Française.


Caudiers, place frontière entre la France et la catalogne, se trouva dans une situation inconfortable qui lui valut d'être témoin et quelquefois victime de quelques conflits.


La grande Tour fortifiée construite par le vicomte Arnau de Fenollet, fin XIIe siècle, fut restaurée au milieu du XIVe siècle par le gouverneur du Languedoc, afin d'assurer un abri à la population pendant ces épisodes tragiques.


Le sanctuaire de la Val (Nostra Dona de la Vall) fut donné en 1011 au monastère du château de Fenollet, par le Comte de Besalú Bernart Tallaferro.


Le château de Castellfisel, édifié au XIIe siècle par les vicomtes de Fenollet fut inféodé au XIIIe siècle à une famille occitane qui prit le nom du château.

Originellement, la Clusa (du latin Clausurae = défilé ou porte) désignait l'ensemble des forts romains qui contrôlaient à cet endroit le passage de la voie Domitienne, le terme fut souvent utilisé au pluriel à causes des fortifications rive gauche et rive droite de la rivière de Rome, mais surtout lorsque l'habitat médiéval le distingua entre Clusa alta (haute), Clusa del Mig (du milieu) et clusa Baixa (bas).


En 1021, apparaît une famille seigneuriale avec Guillem de les Cluses, exécuteur testamentaire de Comte de Besalú Bernat Tallaferro cette famille conserva la Clusa jusqu'à la fin du XIIIe siècle.


Berenguem d'Oms l'obtint vers 1380, et la transmit à sa descendance jusqu'à la fin du XVIIe siècle, après quoi Louis XIV la confia à Alexandre Del Viven (du vivier), dont les descendants en bénéficièrent jusqu'à la Révolution Française.


Le mal nommé "Château des Maures" est un exemple exceptionnel de fortification romaine de montagne, et daterai du IVe siècle.


L'église pré-romane Sant Nazari, contigüe aux restes du château médiéval, est un édifice fort intéressant des Xe siècle au XIVe siècle, constitué de trois nefs et arcs outrepassés, elle conserve encore quelques fresques de même facture que celles de Sant Marti de Fenollar.

Le territoire situé entre le lit du Tech et celui du Réart était au moyen-âge une vaste zone forestière, appelée berchal en catalan, et qui s'étendait de Castell-Rossello jusqu'à Elna.


L' Agulla de la mar est un ancien canal de drainage et d'irrigation, qui fut creusé à la fin du XIIIe siècle afin d'assécher les étangs de cette dépression.


Il semblerait que Cornellà de bercol provienne de l'association du lieu-dit bercal, avec le nom Cornelianus, du propriétaire d'une villa romaine en ce lieu.


Il existait une famille seigneuriale portant le nom de Cornellà, inféodée aux seigneurs de Canet, mais le territoire de la localité était morcelé entre divers ayant-droits parmi lesquels le Comte de Besalú, et l'évêché d'Elna.


Le très joli château gothique qui s'élève à l'entrée de la localité, à appartenu à l'ordre des Hospitaliers ; il est de nos jours la propriété de la famille du Champion olympique d'équitation Pierre Jonqueres d'Oriola, natif de Cornellà del Bercol.

"Lupianus" est probablement le nom du propriétaire de la villa romaine sur laquelle s'est fondée le village de Llupià; elle apparaît dés l'an 953, dans le cartulaire de Sant Miquel de Cuixà.


Parmi les nombreux propriétaires et ayant droits sur le territoire de Llupià, se détache la figure de L'Abat Esclua, natif du lieu et premier abbé de Sant Marti del Canigo.


A la fin du XIe siècle apparaît Berenguer de Llupià, premier Seigneur d'une famille de haute lignée qui conservera cette Seigneurie, initialement détenue par les Vicomtes de Castellnou et par le Comte de Besalú.


La Baronnie de Llupià sera élevée en Marquisat au XVIIIe siècle.

Lorsque le Comte de Besalú Bernat Tallaferro (Bernard de Taillefer), fonda le Monastère Sant Pere du Château de Fenollet, il lui attribua la paroisse de Prunyanes.


Ultérieurement, la Seigneurie de Prunyanes fut partagée entre les Vicomtes de Fenollet et les Vicomtes du Roussillon.


Tous deux cédèrent leurs droits sur la localité à l'ordre des templiers catalans du Masdeu, pour moitié et aux Hospitaliers pour l'autre moitié.


Lorsque l'ordre du temple fut dissous en 1311, ce furent les Hospitaliers qui bénéficièrent de la totalité de ces droits seigneuriaux.

Le nom originel de la localité était "Conjucta", indiquant sans doute qu'il s'agissait d'un regroupement d'habitats; la ville prît ensuite le nom de Santa Coloma, à laquelle était dédiée son église.


Santa Coloma de Tuïr, appelée aussi Santa Coloma de la Comanda, dépendait du monastère de Sant Pere de Rodes dés le Xe siècle.


Au début du XIe, elle passa au Vicomte Bernat de Cerdanya. Son fils Sunifred, eût à engager un procès contre quelques familles des alentours, afin de garantir ses droits.


Cet action en justice se déroula en l'église de Llupià, sous la présidence de Bernat Tallaferro, Comte de Besalú, et de son frère, le Comte Guiffré de Cerdanya.


Au cours du XIIe siècle Santa Coloma passa au Domaine Royal, et sous les règnes de Jaume II de Mallorca, puis de Pere III de Catalunya-Arago, cette seigneurie bénéficia à la famille des Palaldà.


C'est probablement cette famille qui concéda la seigneurie aux Templiers catalans de la Commanderie du Masdeu, c'est d'ailleurs à partir de cette époque que le lieu fut appelé populairement Santa Coloma de la Comanda.


Après dissolution de L'Ordre du Temple en Catalogne, ce furent les "Hospitaliers" qui héritèrent de cette Seigneurie.


L'église Romane de Santa Coloma est un édifice qui se distingue par le beauté de son appareil, et par son élégant clocher; elle conserve encore les vestiges de ses fortifications des XIIIe et XIVe siècles.

SUVEREDA en latin au XIe siècle, SUREDA en Catalan dès le XIIe siècle, le nom indique clairement le bois de chênes-liège au milieu duquel s'est fondée la localité.


Partagée entre divers ayants-droits, dont Bérnat Tallaferro, Comte de Besalú, la Seigneurie de Sureda fut au XIIIe siècle, à Dalmau Ier de Castellnou.


Revendue à diverses reprises, elle passa au cours des XVIe et XVIIe siècles à la Maison de Foix-Béarn, puis à la Maison des Oms, par alliance entre les deux familles.


Le dernier Seigneur de Sureda fut Josep d'Oms, qui émigra en 1793.


La vallée de La Vall recèle les vestiges de l'ancien Château de Montbran, nid d'aigle de Dalmau Ier de Castellnou au XIIIe siècle, et son église Romane.


Aux portes de la même vallée, l'ancien Château d'Ultrera dont le nom provient du latin "Vulturanea" (vautour), était à l'origine un fort Romain sur lequel fut bâti le château médiéval.


Le lieu-dit "La Farga" correspond à l'emplacement d'une de ces si fameuses "Forges Catalanes" qui se répandirent dans toutes les Pyrénées, et détrônées par l'industrie des hauts fourneaux. Le procédé dit 'à la Catalane' permettait d'extraire un acier (Ferro Bó) doté de qualités exceptionnelles, sans passer par la fusion du minerai: la 'Menera' ou 'El mener'.


Cette longue et délicate opération était dirigée par des Maîtres de Forges (Mestre da Farga), qui se transmettaient ce savoir "Auréolé de soufre" de père en fils ou de Maître à disciple, depuis le Haut Moyen Age.

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