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Villes et Villages des Pyrénées Orientales

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> COMTES DE BESALÚ - Le Guide 66 - Pyrénées Orientales

En Catalan , le terme "Pena" signifie crête rocheuse, et provient du pré-latin "Pena".

Cases signifie "Maison".


Cet éperon acéré fut couronné au Xe siècle par le château comtal "Castell de Pena".


Véritable nid d'aigle des puissants Comtes de Besalú, à ses pieds s'édifia le village, et son ancienne église Santa Coloma, dont il ne reste que quelques ruines.


C'est a la fin du XIIe siècle que le village initial fut abandonné et la population se réinstalla au lieu actuel, probablement moins exposé aux violents caprices de l'Agly.


Le "Castell de Pena" a été transformé et réalisé en sanctuaire vers le début du XVe siècle.


La magie austère de ce lieu auquel on accède par un sentier taillé dans le rocher, est renforcée par un escalier monumental que l'on croirait issu d'un sanctuaire byzantin .

Lorsqu'en 988, Bernat Tallaferro, comte de Besalú, créa la vicomté de Fenollet (qui était seigneurie de son oncle, le comte Sunifred de Cerdagne), il lui ajouta le château de Peyrepertuse et la contrée qui s'y rattachait (Perapertuse); a partir du XIe siècle, les comtes de Besalú inféodèrent la vicomté à des seigneurs issus de la maison des Castellnou, qui prirent donc le nom de vicomtes de Fenollet.


Ces derniers conservèrent cette vicomté sous la souveraineté des comtes de Besalú, puis des comtes de Barcelona, Rois de Catalogne-Aragon.


Toutefois, au tout début du XIIIe siècle et selon une entente familiale, Pere de Fenollet mit le château sous la souveraineté des vicomtes de Narbonne, eux mêmes vassaux des comtes de Roussillon.


A la fin de croisade contre les Albigeois, le dernier vicomte de Fenollet se réfugia en Roussillon et intégra l'ordre du temple de la commanderie du Mas deu.

Ses descendants portant toujours le nom de Fenollet furent vicomtes d'Illa et Canet.


Le territoire de Fenollet était chef-lieu de la vicomté, et les comtes de Besalú y édifièrent trois châteaux: le Château de Fenollet, ou castell Sant Pere (saint pierre), le plus puissant des trois était un imposant ensemble d'enceintes flanquées de tours; il fut incendié et démantelé en 1594.


Le castel Sabarda, perché sur son éperon rocheux était un ouvrage qui ainsi que Castellfisel, servait à défendre les flancs du château vicomtal; le tout formait un très bel ensemble défensif, édifié entre les Xe siècle et XIIIe siècles.

La localité de Maurí, doit son nom au possesseur d'un antique domaine, en latin "Maurinius".


Maurí est réputé pour ces célèbres vins doux naturels, ce procédé de vinification fut inventé au cours du XIVe siècle par le Docteur Arnau de Vilanova.


L'un des premiers seigneurs connus de Maurí, a la fin du XIe siècle, était Bernat Torro, a qui les Comtes de Besalú avaient concédés des droits sur Maurí et sur le Château de Fenollet.


Maurí fut détachée de la Catalogne, avec l'ensemble du Fenolledes, et passa sous domaine Français lors du Traité de Corbeil en 1258.


Le Château de Queribus (Castell de Querbus) marquait les limites entre le Fenolledes et le Perapertusès, tous deux territoires catalans depuis les origines; cette forteresse médiévale défendait la frontière entre le royaume de Catalogne et le royaume de France.


Bâtit par les Comtes de Cerdanya-Besalú, ainsi que les châteaux de Peyrepertuse, Puilaurens, Fenollet, pour ne citer que les plus prestigieux, Queribus était commande par Xacbert de Barberà lors de sa chute en 1255, a la fin de la Croisade contre les Albigeois.


Ce seigneur languedocien était très proche de la couronne de Catalogne-Aragon, et s'intégra totalement à la noblesse catalane.

Alors que le territoire de Montbolo appartenait à divers ayants droits, tels Ansemund de Cameles, et Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), le château et la seigneurie dépendaient de la Vicomté de Castellnou, sous la souveraineté des Comtes de Besalú.


Lorsque s'éteignit le dernier Vicomte de Castellnou, Jasper V, en 1321, (et avec lui la branche vicomtale) la Seigneurie de Montbolo demeura dans la Baronnie de Castelnou jusqu'à la fin de XIVe siècle, après quoi elle retourna au domaine royal (dans la couronne catalane).


Montbolo possède une très remarquable église romane dont les puissantes fortifications sont constituées de chemins de ronde percés d'archères qui couronnent la nef, elle même flanquée de deux absides quadrangulaires en forme de tours fortes.


En 1276, cette fortification fut assiégée par une coalition de seigneurs, menée par Arnau de Cortsavi et Guillem de Canet, en litige avec le Vicomte Guillem VI de Castellnou.


Seule l'intervention directe du futur Roi Pere II de Catalogne-Aragon (Pierre 2 le grand), à la tête de 300 hommes d'armes, put pacifier cette altercation.

L'antique voie romaine qui reliait la plaine du Roussillon, à celle de l'Ampurdan, passait par trois points hautement stratégiques, dont "Les Cluses"; après que la voie se soit dédoublée en deux branches, c'étaient El Perthus pour l'une et Panissars pour l'autre.


Le catalan Pertus à une signification semblable au français Pertuis, dont l'origine latine Pertusum signifie percer.


Ce passage était contrôlé par les Comtes de Rossello et d'Empures, et Panissars, par les Comtes de Besalú, tous deux sous la vigilance de l'ancien Château médiéval de Bellaguarda.


L'actuel Fort de Bellegarde, fut bâti par Vauban sur l'ancien château médiéval, afin de remplacer en ce point la nouvelle frontière du Traité des Pyrénées.


Cet ouvrage considérable fut pris d'assaut et vaincu au cour de la guerre de 1793, par les forces monarchiques du Général Ricardos; dans cette guerre entre la monarchie espagnole et la république française, les catalans voyaient se dessiner la possibilités de faire disparaître cette frontière, cependant le 17 septembre 1794 les troupes françaises reprirent le fort après un siège de quatre mois et demie.


Un autre épisode historique, superbement relaté par le chroniqueur catalan Ramon Muntaner, contemporain des faits, concerne l'échec cuisant de la première invasion française contre la catalogne, en 1285.


Les troupes françaises commandées par le Roi Philipe III Le Hardi, réussirent assez facilement à investir la plupart des places fortes de l'Amporda, et assiégeaient la ville de Girona, c'est alors que la situation bascula radicalement , les forces catalano-aragonaise commandées par le Roi Pere II Le Grand bloquaient Panissans et toutes les Albéres, et la marine catalane dont les fameuses galères de combat étaient commandées par l'amiral catalan Roger de Lluria, venait d'envoyer par le fond à Cadagues et à Palamos les forces navales françaises (la catalogne était à ces époques une des plus puissantes force maritimes de la méditerranées ).


Les français complètement isolés subirent alors des assauts répétés et meurtriers, et dans ces conditions extrêmes une épidémie de typhus se déclencha dans leur rangs.


Contraints de battre en déroute, les troupes françaises se firent tailler en pièces lors de leur passage à Panissars, et jusqu'au Boulou.


Le roi de France, conformément à la promesse du roi de Catalogne-Aragon, fut épargné mais décéda dès son arrivée à Perpinyà.


C'est très récemment qu'ont été exhumés à Panissars les fameux "Trophées de Pompée".

Pontellà et Nils dépendaient tous deux des Comtes de Cerdanya, puis dés le Xe siècle, des Comtes de Besalú.


Ces territoires étaient morcelés en divers biens et droits et ont fait l'objet de nombreux échanges, ventes, et donations, au cours de l' histoire.


Cette Seigneurie fut acquise au début du XIIIe siècle, par le Vicomte Guillem Udalgar de Castellnou, et ne quitta cette puissante Lignée qu'à la mort du dernier Vicomte Jaspert V de Castellnou, en 1321.

Le dernier Seigneur de Pontellà fut Abdo Senén Francesc Pere de Ros, qui dût s'exiler en 1792.


S'il reste peu de chose du château seigneurial démantelé au XVIe siècle, l'enceinte du XIIe siècle présente encore des vestiges importants.


NILS


L' ancienne "Asilinos", sur les berges de la Cantarana, appartenait conjointement à l'Église d'Elna, et au monastère de Sant Pere de Rodes (Amporda), dés la fin du Xe siècle.


La Seigneurie, d'abord possession des Templiers du Masdeu, passa au Hospitaliers jusqu'à la Révolution Française.

Provenant du latin "Eradicaria" (lieu défriché), le nom de cette localité évolua au roman en Radigeres, puis au catalan en Raygueres et Rasiguères, vers le XIIIe siècle.


La Seigneurie de Rasiguères était détenue par les Vicomtes de Fenollet, parents et vassaux des Comtes de Besalú.


Au XVIIe siècle, ce fut la famille des Viver, dont Enric del Viver qui s'attribua les foudres de l'Évêque d'Alet Nicolau Pavilhon, à cause de sa vie dissolue.


Le territoire de Rasigueres était protégé par trois châteaux: le Castell de Montserrat (château de Rasigueres), le Castell de Tornafort (le Tournefort) qui domine un méandre de l'Agli, le Castell de Termena (tour de Trémoines).


De ce dernier monument il demeure une belle tour quadrangulaire en bon état de conservation, ceinturée par une enceinte polygonale, assimilés à tort à une tour mérovingienne.


Cet édifice du Xe siècle fut remanié au XIIIe siècle, et appartenait à la famille Tremonya (très improprement déformé en Trémoines), vassaux bien sur des Vicomtes de Fenollet, et des Comtes de Besalú, jusqu'à-ce que le Traité de Corbeil cède cette ancienne partie de la catalogne à la France.

L'ancien monastère de "Sant Pau de Monisat" ou "Sant Pau de Valloles" est à l'origine de la localité de Saint Paul.


Afin d'aider a la subsistance de ce monastère le Comte Sunifred de Cerdany, Seigneur de Fenolledes, lui légua ses droits sur Campossé et Palmes en l'an 1000.


Son neveu le Comte Bernat Tallaferro, en fit donation à Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà).


L'histoire de Sant Pau de Fenollet est indissociable de celle du Comte de Fenolledes, créé des l'an 870 par la famille comtale d'Urgell-Cerdanya, ce comté passa par succession directe aux Comtes De Besalú, puis aux Comtes de Barcelona, Roi de Catalogne Aragon, jusqu'à ce que le Traité de Corbeil signé entre les rois Jaume Ier "el Conqueridor" (Jacques Ier le conquérant) et Louis IX de France, en 1258, détache ce territoire du reste de la Catalogne.


En 1543, la ville fut rasée par les forces du Marquis d'Aguilar, lieutenant de Catalogne.

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