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Villes et Villages des Pyrénées Orientales

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> TRAITÉ DE CORBEIL - Le Guide 66 - Pyrénées Orientales

La première mention du village date de 1210, on trouve à cette époque un château à Bélesta qui appartenait à Béatrix de Bellstar, par ailleurs co-seigneur de Vernet en Roussillon.


Comme toute la région, le village a été englobé dans le comté du Roussillon, qui fut légué au royaume d'Aragon en 1258 lors du Traité de Corbeil.


En 1639 les français envahirent le Roussillon lors de la guerre de 30 ans. Toute la région Nord du Roussillon fut pris dans les assauts, et Bélesta paya son tribut à la guerre. Le château fut détruit, il n'en reste aujourd'hui que quelques pierres éparses en haut de l'éperon rocheux.


L'église du village, consacrée initialement à Marie-Madeleine, est de style roman. Elle fut fortifiée en 1173. Il s'agissait de la chapelle du château jusqu'en 1648, date à laquelle est est devenue officiellement l'église paroissiale de Bélesta. Elle fut rebaptisée sous le vocable de St Barthélémy, puis modifiée au cours des années suivantes par l'adjonction de chapelles.


Et c'est en 1983 que fut découverte la grotte néolithique. Depuis Bélesta est le centre néolithique du département.

La première mention connue de Caramany remonte à 1085, alors que l'existence d'une famille seigneuriale est attestée en 1242, cette année-là, Huguet de Caraman est un des principaux chevaliers du vicomté de Fenouillet, suzerain des lieux.


En 1258, le Traité de Corbeil rattache définitivement la vicomté de Fenouillèdes au royaume de France, et Caramany, comme tous les châteaux voisins, devient alors un poste avancé pour la défense de la frontière.


En 1790, lors de la création des départements par l'Assemblée constituante, le Fenouillèdes a retrouvé les anciens comtés du Roussillon, de la Cerdagne, du Capcir pour former le département actuel des Pyrénées-Orientales.

En latin "cassanea" signifie bois de chênes (du pré-latin casso=chêne).


L'évolution phonétique aboutit au catalan Cassanya (au singulier) et Cassanyes (au pluriel).


On dispose d'informations fragmentaires sur l'histoire de Cassanyes, et en particulier des titres de donations partielles, tel celui de l'an 889 du roi Eudes en faveur du monastère de Sant Policarp del Rases.


Une bulle royale de 954 en faveur de Sant Marti de Les (Saint Martin de Lys), et en 1011, une autre bulle en faveur de Sant Miquel de Cuixa.


Le Comte de Besalú Bernat Tallaferro détenait aussi en biens propres quelque parties du territoire de Cassanyes.


Cassanyes, ainsi donc que la totalité du Fenouilledes fut détaché de ses racines catalanes, par le Traité de Corbeil en 1258.


CUIXOS (Cuchous)

Cette maison forte des environs du XIIIe siècle au XIVe siècle s'édifia à proximité de la petite église pré-romane Sant Cebria, sans doute à partir d'un domaine d'époque Franque.

Les quelques manifestations thermales à peu de distance de la ville lui ont donné son nom; En effet les appellations romanes et catalanes "Calders" ou "Calderes" proviennent du latin "Caldarius" qui signifie chaudron ou étuve, et associées souvent à des sources thermales; les armes de Caudies figurent d'ailleurs un chaudron sang sur fond or.


L'orthographe Caudiers bien que conforme à la graphie catalane d'origine, respecte la forme occitane de la localité, devenue d'usage courant.


La première mention de "Caldarius" figure sur un document de l'an 1011, conférant des droits à l'Abbaye de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), et plus tard apparaît une famille "Calders" vassale des vicomtes de Fenollet; Cette famille s'apparentera d'une part avec ces même vicomtes, et avec la maison vicomtale de Castellnou.


Après le Traité de Corbeil (1258) par lequel la couronne catalano-aragonaise cédait cette partie de ses terres à la couronne française, Caudiers devint possession royale jusqu'à la Révolution Française.


Caudiers, place frontière entre la France et la catalogne, se trouva dans une situation inconfortable qui lui valut d'être témoin et quelquefois victime de quelques conflits.


La grande Tour fortifiée construite par le vicomte Arnau de Fenollet, fin XIIe siècle, fut restaurée au milieu du XIVe siècle par le gouverneur du Languedoc, afin d'assurer un abri à la population pendant ces épisodes tragiques.


Le sanctuaire de la Val (Nostra Dona de la Vall) fut donné en 1011 au monastère du château de Fenollet, par le Comte de Besalú Bernart Tallaferro.


Le château de Castellfisel, édifié au XIIe siècle par les vicomtes de Fenollet fut inféodé au XIIIe siècle à une famille occitane qui prit le nom du château.

En 218 av. J.-C., le Roussillon voit passer les armées d'Hannibal en route vers l'Italie.


À l'arrivée des Romains en Roussillon, le substrat du pays est celtibère.


Des premiers temps de l'implantation romaine peu de témoignages persistent. La romanisation ne débutera véritablement qu'à partir du milieu du Ier siècle av. J.-C. De nombreux vestiges antiques ont été reconnus. Parmi eux, citons les sites métallurgiques du Haut Vallespir, les Thermes d'Aquae Calidae (Amélie les Bains), les forts des Cluses, la Voie Domitienne et le trophée de Pompée à Panissars.


Le Moyen-Âge ne débute véritablement en Vallespir qu'avec la conquête arabe vers 720 qui marque l'effondrement de la société héritée de l'Antiquité.


Inclus d'abord dans le Roussillon, le Vallespir est séparé vers 965 et érigé en comté, rattaché à ceux de Cerdagne et Conflent.


Tous les comtés se couvrent d'abbayes bénédictines, ainsi que de nombreuses cellae ou de simples églises rurales d'architecture préromane.


Le Traité de Corbeil (1258) signé entre la France et la couronne catalo-aragonaise, fixe la frontière entre les 2 États au niveau de Salses. Les anciens comtés nord-catalans relèvent donc de l'autorité du Roi d'Aragon.


Mais la création du Royaume de Majorque (1276) entraîne cependant une guerre fratricide avec le royaume d'Aragon dont il a été démembré. S'ils ne l'ont pas fait auparavant, les villages s'entourent alors de remparts durant cette période troublée (1276-1344).


En 1344, disparaît le royaume de Majorque et le Vallespir retombe dans l'unité aragonaise.


Le Vallespir ne deviendra français qu'en 1659, par le Traité des Pyrénées.

Le petit village de Fossa était composé de trois lieux-dits, dont "Fossa", Perles", et "Cabanes".


Perles provient du Roman "Pedrolas" ,lui même du latin Petra (pierres) Eolas (terres).


Cet ensemble dépendait a la veille de la Révolution Française ,des Seigneurs de Sornia, mais diverses communautés y avaient possédés des droits et biens, telles; Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), Sant Policarp de Razes, et Sant Marti de Les (saint Martin Lys) qui marquait l'extrême limite des territoires Catalans, avant le Traité de Corbeil.

Le nom d'llla (ad Yla) apparaît pour la première fois dans les textes en 884, comme le confront du monastère St-Clément de Reglella.


Ille aurait subi avec la même rigueur le sort de tous les villages de ce côté des Pyrénées, si ses remparts, impuissants assurément pour protéger la cité contre les assauts répétés d'une troupe organisée, ne l'avaient toutefois mise à l'abri des bandes moins nombreuses et des coups de mains des groupes de pillards.


Dès 1117, Ille est le siège d'une seigneurie. Une forteresse (forteda ) est mentionnée à Ille en 1157, il ne s'agit vraisemblablement que d'une tour, comme le précise un acte postérieur de 1169 . II sans doute question de la tour de l'Alexis, bâtie au XIe siècle. De cette époque date probablement la première enceinte.


Au surplus, les renseignements que l'on possède sur les villages fortifiés voisins montrent qu'au XIe et XIIe siècles, on s'est occupé activement de fortifier les agglomérations.


Des remparts furent élevés à Vinça en 1019, à Eus et à Villefranche en 1095, à Thuir en 1124, à Elne en 1156, à Marquixanes et à Rivesaltes en 1172.


Cette préoccupation générale des villages de se protéger laisse penser qu'un pareil souci dût animer la population d'Ille à la même époque.


En 1279, Galcerand d'Urtx concède certains privilèges aux habitants de son castrum (village fortifié) d'Ille, la ville comportait donc déjà une enceinte, certainement la première en date. Effectivement, l'année suivante, en 1280, il est fait acte d'une vente d'une maison sise à Ille extra muros.


La deuxième enceinte correspond à l'extension du village au moins dès 1280. Selon DELONCA, la proximité de la frontière franco-aragonaise définie par le Traité de Corbeil de 1258, est également une des raisons de la construction de cette deuxième ligne de remparts.


Pour la troisième enceinte et bien qu'il s'agisse de celle encore entièrement visible, les renseignements font défaut sur l'époque où elle fut élevée. Elle aurait été construite au XIVe siècle, intégrant les nouveaux faubourgs développés au cours des XIIIe et XIVe siècle.

En catalan, une "Esquerda" est une écharde, mais aussi une crête abrupte ou une cassure rocheuse; l'origine en est la racine Indo Européenne "SKER" qui signifie couper.


"La SQUERDA" tel qu'il apparaît mentionné en 935, s'était certainement développé sur un habitat bien plus ancien, ainsi qu'en témoignent l'église romane Sant Roc, mais aussi les nombreux habitats de l'age du fer qui se situent a proximité.


L'Esquerda, ainsi que la totalité du Fenollédes et du perapertuses, fut détaché de la catalogne par le Traité de Corbeil de 1258 .

La localité de Maurí, doit son nom au possesseur d'un antique domaine, en latin "Maurinius".


Maurí est réputé pour ces célèbres vins doux naturels, ce procédé de vinification fut inventé au cours du XIVe siècle par le Docteur Arnau de Vilanova.


L'un des premiers seigneurs connus de Maurí, a la fin du XIe siècle, était Bernat Torro, a qui les Comtes de Besalú avaient concédés des droits sur Maurí et sur le Château de Fenollet.


Maurí fut détachée de la Catalogne, avec l'ensemble du Fenolledes, et passa sous domaine Français lors du Traité de Corbeil en 1258.


Le Château de Queribus (Castell de Querbus) marquait les limites entre le Fenolledes et le Perapertusès, tous deux territoires catalans depuis les origines; cette forteresse médiévale défendait la frontière entre le royaume de Catalogne et le royaume de France.


Bâtit par les Comtes de Cerdanya-Besalú, ainsi que les châteaux de Peyrepertuse, Puilaurens, Fenollet, pour ne citer que les plus prestigieux, Queribus était commande par Xacbert de Barberà lors de sa chute en 1255, a la fin de la Croisade contre les Albigeois.


Ce seigneur languedocien était très proche de la couronne de Catalogne-Aragon, et s'intégra totalement à la noblesse catalane.

Par la suite, la construction d'un château sur une petite éminence a entraîné la population à venir se protéger à l'abri de ses remparts. Le village fut construit autour d'une grosse tour carrée.


On dispose d'une très succincte documentation historique sur Montalba, cette place forte de la Vicomté de Fenollet dépendait donc des maisons comtales de Cerdanya-Besalu, puis de la maison comtale de Barcelone, et royaume de Catalogne-Aragon, jusqu'au Traité de Corbeil en 1258.


Au cours du XIIe siècle, la seigneurie de Montalba était aux mains des seigneurs de Perapertusa (Peyrepertuse), vassaux du Comte Ramon Berenguer III de Barcelona, et dont le fils Ramon Berenguer IV incorpora définitivement le royaume d'Aragon au sein de la couronne catalane. (dynastie des comtes-rois de Catalogne-Aragon).


Le château initial et son enceinte furent édifiés aux XIIe siècle et XIIIe siècles, puis repris aux XVIe siècle et XVIIe siècles, il en reste une imposante bâtisse bien restaurée.

En 974, la localité portait le nom de Pesilla de Fenollet; le fait que la Vicomté de Fenollet était issue et dépendait de la maison de Cerdanya-Conflent, provoqua que Pezilla fut qualifiée de "Conflent".


Aux Xe siècle et XIIe siècles, Pezilla et son église Sant Andreu, ainsi que tout le domaine correspondant, appartenaient au monastère de Sant Pere de Rodes (Costa brava).


Bien que détachés de la catalogne au milieu du XIIIe siècle, par le Traité de Corbeil, les localités de cette partie du Fenouilledes avaient conservé jusqu'à la fin du XVIIe siècle leur toponymie catalane d'origine, ainsi que les habitants, leur langue.


Ce n'est qu'après le Traité des Pyrénées (XVIIe siècle) que cette contrée à reçu quelques influences linguistiques occitanes, générant ce que l'on appelle un "parler de transition".

Provenant du latin "Eradicaria" (lieu défriché), le nom de cette localité évolua au roman en Radigeres, puis au catalan en Raygueres et Rasiguères, vers le XIIIe siècle.


La Seigneurie de Rasiguères était détenue par les Vicomtes de Fenollet, parents et vassaux des Comtes de Besalú.


Au XVIIe siècle, ce fut la famille des Viver, dont Enric del Viver qui s'attribua les foudres de l'Évêque d'Alet Nicolau Pavilhon, à cause de sa vie dissolue.


Le territoire de Rasigueres était protégé par trois châteaux: le Castell de Montserrat (château de Rasigueres), le Castell de Tornafort (le Tournefort) qui domine un méandre de l'Agli, le Castell de Termena (tour de Trémoines).


De ce dernier monument il demeure une belle tour quadrangulaire en bon état de conservation, ceinturée par une enceinte polygonale, assimilés à tort à une tour mérovingienne.


Cet édifice du Xe siècle fut remanié au XIIIe siècle, et appartenait à la famille Tremonya (très improprement déformé en Trémoines), vassaux bien sur des Vicomtes de Fenollet, et des Comtes de Besalú, jusqu'à-ce que le Traité de Corbeil cède cette ancienne partie de la catalogne à la France.

L'origine de la localité était le Prieuré de Taixac; Le village prit ensuite pour nom, le patronyme de la paroisse: St Martí.


Incorporé dès les origines à la Vicomte de Fenolledes par les Comtes de Cerdana-Besalú, Sant martí de Fenollet cessa de faire partie historique des terres catalanes, après le Traité de Corbeil de 1258, par lequel le Roi Jaume 1er (jacques Ier le conquérant) de Catalogne -Aragon, céda le Fenollèdes et le Perapertusés au roi Louis IX (Saint Louis) de France.

L'ancien monastère de "Sant Pau de Monisat" ou "Sant Pau de Valloles" est à l'origine de la localité de Saint Paul.


Afin d'aider a la subsistance de ce monastère le Comte Sunifred de Cerdany, Seigneur de Fenolledes, lui légua ses droits sur Campossé et Palmes en l'an 1000.


Son neveu le Comte Bernat Tallaferro, en fit donation à Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà).


L'histoire de Sant Pau de Fenollet est indissociable de celle du Comte de Fenolledes, créé des l'an 870 par la famille comtale d'Urgell-Cerdanya, ce comté passa par succession directe aux Comtes De Besalú, puis aux Comtes de Barcelona, Roi de Catalogne Aragon, jusqu'à ce que le Traité de Corbeil signé entre les rois Jaume Ier "el Conqueridor" (Jacques Ier le conquérant) et Louis IX de France, en 1258, détache ce territoire du reste de la Catalogne.


En 1543, la ville fut rasée par les forces du Marquis d'Aguilar, lieutenant de Catalogne.

Deux dolmens attestent de l'occupation du territoire dès l'ère mégalithique. Celui de Taupèls est l'un des plus intéressants des Pyrénées-Orientales.


En 1163 l'Abbaye Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), située dans le Conflent, possédait des terres dans la paroisse de Trilla. Puis, comme tout le Fenouillèdes, le village va être intégré au Comté Catalan de Cerdagne-besalu, et ce, jusqu'au le Traité de Corbeil (1258), qui restitue la région à la couronne de France.


Aujourd'hui tourné vers le tourisme, Trilla dispose d'infrastructures d'accueil et de loisirs conviviales à proximité du plan d'eau de l'Agly. A découvrir, le départ de nombreux sentiers de randonnées.

Vingrau est documenté aux Xe et XIe siècles, sous les formes "Evingrad", ou "Vingrad", qui se réfèrent clairement à une origine germanique.


Vingrau et Taltehul appartenaient au Xe siècle, au Comte Oliba Cabreta, puis à Guillem, fils du puissant Comte Bernat Tallaferro de Besalú.


En 1260, l'Abbaye de Fonfroide fit l'acquisition de Vingrau, alors propriété de Ponç V de Vernet pourchassé par l'inquisition: en effet, son père Ponç IV ayant participé a la bataille de muret aux coté du Roi Pere Ier de Catalogne Aragon, fut accusé d'hérésie à titre posthume; son fils devant en répondre sur ses biens préféra se dessaisir de toutes ses possessions ou les échanger.


Vingrau, à proximité immédiate de la frontière Franco-Catalane du Traité de Corbeil fut parti-prenante dans la défense du Château d'Opoul, au XIVe siècle.


En 1641, la ville de Perpinyà assaillie par les Français subissait un terrible siège; elle ne dut son salut que grâce à la ténacité des perpignanais qui refusèrent de se rendre malgré les conditions d'extrêmes famine. Au cours de l’hiver de cette même année, les assiégés réussissant a déjouer la vigilance des Français purent venir se ravitailler à Vingrau.


Les sites naturels de Vingrau et de Tautavel ont révélé une grande quantité d'habitants préhistoriques, dont bien sur l'homme de l'Arago, mais aussi des habitats d'époque magdalénienne .

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