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Villes et Villages des Pyrénées Orientales

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> TRAITÉ DES PYRÉNÉES - Le Guide 66 - Pyrénées Orientales

Il faut attendre le Xe siècle pour trouver mention de Baillestavy comme possession de l'Abbaye de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà).


A partir de 1255, il est fait mention du "Puig del Castell, un donjon accompagné d'une enceinte et de quelques bâtiments.


Le donjon sert aujourd'hui de clocher à l'église paroissiale.

Vers la fin du XIIIe, les habitants montent vers le "Castell" pour trouver une sécurité.


Le Traité des Pyrénées, en 1659, consacrait l'annexion du Roussillon, du Conflent, du Vallespir et de la Cerdagne par la France. Cependant, Louis XIV avait garanti aux Catalans le maintien de leurs privilèges, en particulier le droit d'acheter le sel sans imposition.


En 1667, l'instauration de la gabelle supprime ce privilège et provoque une révolte qui, partie du Vallespir, s'étendit ensuite au Conflent.


Josep de la Trinxeria de Prats de Mollo prit la tête du soulèvement.


L'Hereu Just, un contrebandier de Baillestavy, fût son lieutenant et écuma les montagnes à la tête d'une bande de 28 hommes. Ces révoltés passés maîtres dans l'art de la guérilla, étaient surnommés les "Angelets de la terra".


Après avoir tenu tête à l'armée de Louis XIV, ils furent finalement repoussés en 1670 et se réfugièrent en Espagne.

Noté en latin "Campo Ursino" en 965, ce nom découle de l'association de "camp" (champ) et de "ursinus", surnom du propriétaire d'un domaine d'époque franque.


Au cours du haut moyen-age, Campoussy (Campossi) et le castell de Palmes firent l'objet de quelques legs de la part du comte Sunifred de Cerdanya, seigneur de Fenouillèdes (Fennolledes), puis de son neveu, le Comte Bernat Tallaferro de Besalú, au bénéfice des monastères de Saint Michel de Cuixà (Sant Miquel de Cuixà) et de Saint-Paul de Fenouillet (Sant Pau de Fenollet).


Au cours des XIIe siècle et XIIIe siècle, apparaît une famille seigneuriale du nom de Campossi, et à la veille du Traité des Pyrénées, les seigneuries de Palmes, Campossi et Sournia (Sornia) étaient au seigneur Joan Lluis de Casteras.


Le territoire de Campossi est riche de monuments mégalithiques, et de vestiges d'anciennes populations agro-pastorales, dont en particulier des chemins de transhumances et des cabanes de pierres sèches. (orris)

Il est coutume de croire que Cervera doit son nom à Kerebus, chien gardien des enfers de la Mythologie, et située à la fin des Gaules.


Cette hypothèse pourtant fantaisiste a servi de base sérieuse à l'origine du tracé de la frontière Franco-Espagnole du Traité des Pyrénées.


En fait le nom de Cervera provient de la racine pré-indo-européenne "Ker", qui a donné "Quer" en Catalan ( Tour de Querroig, Château de Queribus, etc) et qui signifie rocher, associée au suffixe Ibère "Erri" qui signifie "Lieu".


Kerverri fut latinisé en Cervarea, et en 1155, apparaît le nom Catalan définitif: Cervera.


Le château de Querroig qui appartenait aux Seigneurs de Cervera, se situait à la limite entre les Comtes du Roussillon, et le Comté de Peralada; c'est d'ailleurs la famille de Rocaberti, Seigneurs de Peralada qui détinrent les droits sur Cervera, du XIVe au XVIIe siècles.


A la seigneurie de Cervera était associée la seigneurie des "Abelles", sur le territoire de Banyuls, que les Rocaberti offrirent à leur "Masover" (Gérant d'une exploitation agricole) Cosme Xatard, qui prit le nom de "Seigneur des Abeilles".

En 218 av. J.-C., le Roussillon voit passer les armées d'Hannibal en route vers l'Italie.


À l'arrivée des Romains en Roussillon, le substrat du pays est celtibère.


Des premiers temps de l'implantation romaine peu de témoignages persistent. La romanisation ne débutera véritablement qu'à partir du milieu du Ier siècle av. J.-C. De nombreux vestiges antiques ont été reconnus. Parmi eux, citons les sites métallurgiques du Haut Vallespir, les Thermes d'Aquae Calidae (Amélie les Bains), les forts des Cluses, la Voie Domitienne et le trophée de Pompée à Panissars.


Le Moyen-Âge ne débute véritablement en Vallespir qu'avec la conquête arabe vers 720 qui marque l'effondrement de la société héritée de l'Antiquité.


Inclus d'abord dans le Roussillon, le Vallespir est séparé vers 965 et érigé en comté, rattaché à ceux de Cerdagne et Conflent.


Tous les comtés se couvrent d'abbayes bénédictines, ainsi que de nombreuses cellae ou de simples églises rurales d'architecture préromane.


Le Traité de Corbeil (1258) signé entre la France et la couronne catalo-aragonaise, fixe la frontière entre les 2 États au niveau de Salses. Les anciens comtés nord-catalans relèvent donc de l'autorité du Roi d'Aragon.


Mais la création du Royaume de Majorque (1276) entraîne cependant une guerre fratricide avec le royaume d'Aragon dont il a été démembré. S'ils ne l'ont pas fait auparavant, les villages s'entourent alors de remparts durant cette période troublée (1276-1344).


En 1344, disparaît le royaume de Majorque et le Vallespir retombe dans l'unité aragonaise.


Le Vallespir ne deviendra français qu'en 1659, par le Traité des Pyrénées.

Latour de France était avant le Traité des Pyrénées le premier village français après la frontière espagnole.

Il appartenait au XIVe siècle à deux familles et revint définitivement à Guillaume de Vivier après la décision de Philippe VI de Valois.

Molig, graphie catalane du nom (qui se prononce Molitch) est issu de Moligigas, référence au grand Moulin qui aurait qualifié le lieu.


A l'entrée du village, sur un promontoire rocheux, on reconnait l'emplacement d'un moulin. La grande meule retrouvée sous les dalles de la place Major témoigne de son usage. On en retrouve le blason décorant le portail de l'ancienne maison consulaire située derrière l'église


Attesté par nombre de dolmens, mégalithes et pierres gravées, le peuplement du territoire de Molitg est ancien et s'explique naturellement par une situation à la fois défensive et confortable : une vue largement ouverte sur le Conflent et les Pyrénées, un terroir ensoleillé et irrigable...


C'est à Molitg que le célèbre violoncelliste Pablo CASALS résida après avoir quitté l'Espagne franquiste pour Prades où le retrouvaient chaque été les plus grands musiciens.


Dans le village le maître vivait en toute simplicité, parlant, comme tous les habitants sa langue maternelle : le Catalan.


Les noms des rues disent encore l'attachement à la culture catalane qui nourrit ce pays depuis le Moyen âge jusqu'au Traité des Pyrénées.

En 1659, par le Traité des Pyrénées, l'Espagne cède à la France l'Artois, le Roussillon et quatorze villes de Flandre et du Hainaut. Louis XIV épouse Marie-Thérèse d'Autriche, l'infante d'Espagne. Désormais, les Pyrénées marquent la frontière sud de la France.


Suite au Traité des Pyrénées et à la demande du roi Louis XIV qui souhaite sécuriser ce territoire nouvellement annexé à l'Espagne, Vauban, Commissaire général des fortifications conçoit cette place-forte en 1679.


Louis XIV approuve la création de Mont-Louis, empêchant les incursions éventuelles vers le Conflent et le Capcir, défendant par sa situation le passage vers le Roussillon. Le gouverneur l'inaugure le 26 octobre 1681. Mont-Louis achève ainsi la ligne de défense mise en place par Vauban depuis la mer Méditerranée.


La situation stratégique privilégiée, au carrefour du Conflent, du Capcir et de la Cerdagne, déterminera le choix définitif du site. Vauban organise ensuite, selon des principes simples, l'agencement interne de la ville neuve pour qu'elle réponde aux exigences militaires, offre un urbanisme pratique, présentant un aspect ordonné et sobre, où les lieux du commandement, du combat et des activités civiles s'intègrent harmonieusement.


En janvier 1793, Mont-Louis devient Mont-Libre.

L'année 1793 est marquée par un regain d'intérêt pour Mont-Libre.

En effet, le roi d'Espagne Charles IV prétend mettre à la raison les régicides français.

Fièrement, la Convention lui déclare la guerre qui se déroulera, avec diverses fortunes du 17 avril 1793 au 18 septembre 1794.

Du côté français, une figure émerge en Cerdagne, celle du général Dagobert. Il repousse par deux fois les Espagnols.


En juillet 1793, les troupes du Général La Pena qui occupent le Col de la Perche sont mises en déroute et en septembre, celles installées au-dessus de Canaveilles sont défaites de belle manière.


Le général Dagobert poursuivra son œuvre en investissant la Cerdagne espagnole et Puigcerdà, où il mourra en 1794.


La paix intervient le 1er août 1795, Mont-Libre joue alors essentiellement un rôle d'entrepôt pour l'armée de Cerdagne.


Le 24 octobre 1803, Mont-Libre redevient Mont-Louis.


Un petit bijou insoupçonné de l'architecture militaire bastionnée.

De l'extérieur, la place de Mont-Louis demeure invisible au regard, blottie dans son écrin de pierres et de verdure. Alors n'hésitez pas... passez nos imposantes portes ! A l'intérieur, derrière ses murailles protectrices, d'abord la ville. Remontez le temps, en vous promenant au gré des rues pour découvrir nos commerces occupant les anciennes casernes, les fontaines et le lavoir, l'église Saint-Louis aux retables baroques ou les expositions estivales au Puits de la ville. Si vous souhaitez en savoir plus, les visites guidées vous entraîneront dans l'enceinte de la citadelle (fermée au public) pour découvrir l'histoire de notre belle place, mais aussi son magnifique Puits des Forçats, abritant le système d'alimentation en eau du XVIIe siècle. Une jolie balade pédestre autour des fortifications vous permet aussi de découvrir les extérieurs de notre cité dans son environnement montagnard.


Le coin du curieux

Aujourd'hui inscrite au Patrimoine Mondial de l'Unesco, notre fortification de Mont-Louis a deux originalités : l'une est d'être une des dix villes créées ex nihilo par Vauban, l'autre est d'avoir conservé sa fonction militaire : en effet, le Centre National d'Entraînement Commando ? 1er Choc occupe toujours la citadelle et forme, chaque année, plus de 3000 stagiaires aux techniques commandos.


Mont-Louis et la science

Mais dans notre place forte, il n'y a pas que des fortifications, le soleil a aussi élu domicile à Mont-Louis. Le professeur Félix Trombe mène des 1948, les premiers essais sur l'énergie solaire, à l'abri discret des murs de la citadelle. Mont-Louis se tourne résolument vers l'avenir : l'installation du premier four solaire permettra l'expérimentation et le développement d'une énergie nouvelle... Le four solaire de Mont-Louis à découvrir toute l'année, lors de visites guidées passionnantes et ludiques !

L'histoire de Perpignan démarre à Ruscino (prés de Château Roussillon).


Fondé au VIe siècle avant notre ère, l'oppidum de Ruscino était alors composé d'Ibères et de Sordes.


Les Grecs qui avaient fondé Massilia (Marseille), Agathé-Tyché (Agde) et Emporion (Gérone) connaissaient bien Ruscino. Ils commerçaient avec lui du vin et de l'huile d'olives.


Ce fut aussi l'époque de la légendaire voie d'Héraclès future Voie Domitienne lors de l'arrivée des Romain au IIe siècle avant JC.


C'était la capitale du Pagus Ruscinonensis (Roussillon). Les autres Pagus étaient, Pagus Conflentis (Conflent), Pagus Valli Asperi (Vallespir), Pagus Livientis (Cerdagne).


Ruscino se dépeupla au profit de la Villa Perpiniani située à l'emplacement actuel de la ville de Perpignan.


La mention la plus ancienne du nom de la ville de Perpignan date de l'an 927.


C'est au Moyen Âge, à partir du Xe siècle, que la ville connaît son essor. elle devient la propriété des Comtes du Roussillon, gagnant en importance jusqu'à attirer l'évêque, résidant à Elne.


Guifred II assista, le 16 juin 1025, à la consécration de l'église du vieux Saint-Jean de Perpignan.


Entre 1276 et 1344, la ville est alors la capitale du Royaume de Majorque, sa population et sa surface quadruplent en moins d'un siècle.


C'est l'époque des grands chantiers, ceux de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste et du Palais des rois de Majorque.


Elle connut une période de prospérité grâce à son commerce et son agriculture.


En 1344, elle perd son statut de capitale par l'absorption du royaume de Majorque dans la couronne d'Aragon.


Dès 1346 elle est durement touchée par la peste noire.


Prise par les armées de Louis XIII en 1642, elle est annexée avec le reste du Roussillon au royaume de France par le Traité des Pyrénées de 1659.


1840, c'est le début d'une nouvelle époque favorable avec les réalisations du pont du Castillet, des Quais de la Basse, du Palais de justice et de la préfecture.


Aujourd'hui Perpignan, un pôle dynamique, est la deuxième ville de la Catalogne après Barcelone.

L'antique voie romaine qui reliait la plaine du Roussillon, à celle de l'Ampurdan, passait par trois points hautement stratégiques, dont "Les Cluses"; après que la voie se soit dédoublée en deux branches, c'étaient El Perthus pour l'une et Panissars pour l'autre.


Le catalan Pertus à une signification semblable au français Pertuis, dont l'origine latine Pertusum signifie percer.


Ce passage était contrôlé par les Comtes de Rossello et d'Empures, et Panissars, par les Comtes de Besalú, tous deux sous la vigilance de l'ancien Château médiéval de Bellaguarda.


L'actuel Fort de Bellegarde, fut bâti par Vauban sur l'ancien château médiéval, afin de remplacer en ce point la nouvelle frontière du Traité des Pyrénées.


Cet ouvrage considérable fut pris d'assaut et vaincu au cour de la guerre de 1793, par les forces monarchiques du Général Ricardos; dans cette guerre entre la monarchie espagnole et la république française, les catalans voyaient se dessiner la possibilités de faire disparaître cette frontière, cependant le 17 septembre 1794 les troupes françaises reprirent le fort après un siège de quatre mois et demie.


Un autre épisode historique, superbement relaté par le chroniqueur catalan Ramon Muntaner, contemporain des faits, concerne l'échec cuisant de la première invasion française contre la catalogne, en 1285.


Les troupes françaises commandées par le Roi Philipe III Le Hardi, réussirent assez facilement à investir la plupart des places fortes de l'Amporda, et assiégeaient la ville de Girona, c'est alors que la situation bascula radicalement , les forces catalano-aragonaise commandées par le Roi Pere II Le Grand bloquaient Panissans et toutes les Albéres, et la marine catalane dont les fameuses galères de combat étaient commandées par l'amiral catalan Roger de Lluria, venait d'envoyer par le fond à Cadagues et à Palamos les forces navales françaises (la catalogne était à ces époques une des plus puissantes force maritimes de la méditerranées ).


Les français complètement isolés subirent alors des assauts répétés et meurtriers, et dans ces conditions extrêmes une épidémie de typhus se déclencha dans leur rangs.


Contraints de battre en déroute, les troupes françaises se firent tailler en pièces lors de leur passage à Panissars, et jusqu'au Boulou.


Le roi de France, conformément à la promesse du roi de Catalogne-Aragon, fut épargné mais décéda dès son arrivée à Perpinyà.


C'est très récemment qu'ont été exhumés à Panissars les fameux "Trophées de Pompée".

En 974, la localité portait le nom de Pesilla de Fenollet; le fait que la Vicomté de Fenollet était issue et dépendait de la maison de Cerdanya-Conflent, provoqua que Pezilla fut qualifiée de "Conflent".


Aux Xe siècle et XIIe siècles, Pezilla et son église Sant Andreu, ainsi que tout le domaine correspondant, appartenaient au monastère de Sant Pere de Rodes (Costa brava).


Bien que détachés de la catalogne au milieu du XIIIe siècle, par le Traité de Corbeil, les localités de cette partie du Fenouilledes avaient conservé jusqu'à la fin du XVIIe siècle leur toponymie catalane d'origine, ainsi que les habitants, leur langue.


Ce n'est qu'après le Traité des Pyrénées (XVIIe siècle) que cette contrée à reçu quelques influences linguistiques occitanes, générant ce que l'on appelle un "parler de transition".

C'est pourtant après le Traité des Pyrénées, et lorsque cette partie de la catalogne passa sous domination française, que Port Vendres connut un réel développement.


Vauban y portait un grand intérêt et souhaitait en faire un grand port militaire. Les aménagements furent entrepris par le Maréchal Mailly, et continués plus tard par le Général de Castellane.


Le Cap de Biarra improprement dénommé Cap Béar, portait une tour de guet, élevée par les Rois de Majorque, à l'emplacement du phare et du fort actuels.


Le hameau de Cosprons, en amont de la Baie de Paulilles existait déjà au XIIe siècle, et conserve sa petite église romane dédiée à Santa Maria.

Sur ordre de Ferdinand le catholique, roi d'Aragon, la forteresse est construite de 1497 à 1504 par le commandeur Ramiro Lopez, grand artilleur du Roi, dans le but d'interdire l'accès du Roussillon à la France.


Du fait de sa position stratégique sur une frontière naturelle, elle est vouée à l'épreuve du combat, et est assiégée en 1503, avant même son achèvement.


Pris et repris au fil des campagnes franco-espagnoles, le château de Salses est définitivement rattaché avec le Roussillon au Royaume de France par le Traité des Pyrénées en 1659.


Par la suite, la forteresse est utilisée comme une caserne pour accueillir des troupes de passage, puis sert d'entrepôt de vivres et de munitions.


Classée monument historique en 1886, elle est cédée en 1930 au ministère de la culture qui la restaure, et l'ouvre au public.

Jusqu'au Traité des Pyrénées, Villefranche de Conflent avait une très importante industrie drapière, et ses tissages étaient exportés en quantité dans toute l'Europe. La ville disposait d'ailleurs de magasins dans d'autres citées de la couronne, dont Messine.


Après l'annexion par la France, cette activité tomba en décadence et disparut très rapidement, emportant avec elle tous les métiers et artisanats annexes, propre à cette cité jadis florissante.


Déjà malmenée à diverses reprises lors des conflits intra-catalans, entre la Couronne de Catalogne-Aragon et celle de Mallorca, Vilafranca fut investie en 1654, par les troupes françaises d'annexion précédant le Traité des Pyrénées.


Dès lors une opposition constante de la population à l'occupation française vit son apogée lors de la conspiration de Villefranche : les Angelets de la Terra dirigés par Manuel Descatllar, Carles-Francesc de Llar, et Joan Soler (consul de la ville), furent découverts à cause de la trahison involontaire d'Agnès de Llar, et exécutés à Perpinyà en 1674.


Villefranche de Conflent est très riche en monuments d'architecture militaire et religieuse, Ainsi les remparts sud de la cité conservent une bonne partie de leur architecture catalane du XIIIe siècle, conjointement avec la Torre del Diable et la totalité des édifices religieux.


La majeure partie des maisons seigneuriales est aussi restée en parfait état si ce n'est quelques modifications du XIIIe siècle, concernant certaines.


Le Fort Libéria fut bâti sous Vauban en 1681, Il est remarquable à plus d'un titre, mais surtout par son escalier d'accès de 1000 marches, que l'on emprunte à partir de la cité.

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