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Villes et Villages des Pyrénées Orientales

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> COMTES DE CERDAGNE - Le Guide 66 - Pyrénées Orientales

La première mention remonte à l'an 853 avec ipsas Calmezelas, mais la plupart des témoignages suivants nous donnent un nom au singulier : Calmicella (930), Chalmasella (1011), Calmedela (1121), les autres formes médiévales étant presque toujours Calmesela, Calmesella, Calmasella.


Il faut attendre le XVIIe siècle pour trouver de façon systématique la graphie Calmella, francisée plus tard en Calmeilles.


Dans les années 930-935, les lieux de Calmeilles et Carcassa (inconnu aujourd'hui sur les cartes) furent attribués par Charles le Chauve à Oliba, fils de Radulf Ier de Besalú, qui appartenait à la famille des Comtes de Cerdagne.


En 1011, le quart du territoire, propriété du monastère d'Arles, fut cédé en échange d'autres terres à Oriol d'Ogassa, dont le fils avait épousé la fille du comte de Cerdagne Oliba Cabreta.


En 1121, l'ensemble de la seigneurie appartenait à une branche de la famille d'Oms, qui la conserva jusqu'à la fin du XVIIe siècle et résida apparemment sur place (voir le recensement de 1497). Le village avait son château, mentionné en 1359 (Castell de Calmasolla), dont il reste quelques vestiges non loin de l'église.


En 1692, Dorotea d'Oms, unique héritière de la famille et religieuse, fit don de la seigneurie au couvent des Dames du Saint-Sauveur, qui la conserva jusqu'à la Révolution.

Possession ensuite de la couronne catalane, par succession directe des Comtes de Cerdagne, cette seigneurie alla plus tard à la couronne d'Espagne (XVIIe siècle), héritière des biens et titres de la monarchie catalano-aragonaise.


L'église Sant Pere, bien que notablement remaniée, conserve d'importants éléments de son architecture du début du XIIIe siècle.

Son fronton fut déplacé à la cathédrale Saint Jean de Perpignan (Sant Joan de Perpinyà).


Valcebollere faisait partie de la Seigneurie d'Osséja, et à ce titre eut la même destinée historique.

La Seigneurie de Rigardà qui était aux Comtes de Cerdagne, passa ensuite par succession aux Comtes de Barcelona, rois de Catalogne-Aragon, jusqu'à la fin du XIVe siècle.


Unie à la Baronne de Joch à partir du XVe siècle, elle devint seigneurie de la Maison de Perellos, puis de Perapertusa.


Cette baronne fût l'objet de diverses confiscations, puis restitutions, au grès des conflits Catalano-Français puis Franco-Espagnole, le premier ayant été en 1653, où Louis XI la confisqua au profit de son Maréchal de camp.


Aux alentours du village, l'ancien Castell de Terrassa (mentionné Castrum Tarraca en 864), fût supplanté par la Torre de Ridarda, qui appartint à Ramon de Perellos à partir du milieu du XIVe siècle.

La localité s'est construite à partir d'un domaine d'époque Romaine; Mentionnée "Segdinianum" au Xe siècle, l'évolution du nom donne la forme définitive "Serdinyà" en 1605.


Serdinyà, domaine des Comtes de Cerdagne, se transmît par succession directe à la couronne Catalane, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.


Après que l'épidémie de peste du XIVe siècle eut décimé la population, le Roi Martí Ier de Catalogne-Aragon accorda à la population de nombreux privilèges et l'agriculture locale y fut favorisée par la construction de nombreux canaux d'irrigation.


Serdinyà est composée de deux quartiers de part et d'autre de la vallée de la Têt, le Bac et le Solà.


L'église Romane Sant Cosme à Sant Damià, défendue par son clocher-tour, fut agrandie au XVIIIe siècle; elle possède un important et riche mobilier gothique et baroque, dont un retable de maître autel de Lluís Generes.


Parmi les localités associées à Serdinyà, Joncet possède une chapelle du XVIIe siècle, et Flaçà une église pré-romane du XIe.


Le Hameau de la Guàrdia était à l'origine une des fameuses tours à signaux de la période mallorquine, qui constituaient le réseau de vigilance nord Catalan.

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